SEO et Médias Sociaux : les Critères de Classement en 2013 dans les SERPs

Moz vient de publier en intégralité leur dernière étude nommée « Search Engine Ranking Factors 2013» pour laquelle 100 top search marketeurs ont été interrogés sur quelques 80 critères de classement sur les moteurs de recherche.

Ce rapport ne constitue pas « une preuve des critères de classement mais montre plutôt certaines caractéristiques des pages web qui ont tendance à bien se positionner dans les moteurs de recherche ». Aussi, on parlera davantage de liens de corrélation que de liens de causalité.

S’agissant des métriques relatives aux médias sociaux, le nombre de +1 est considéré comme le 2ème facteur de classement, derrière l’autorité de la Page. D’une manière générale, les pages web qui obtiennent un taux de partage important sur les médias sociaux ont tendance à mieux se positionner dans les SERPs. Pourtant, Matt Cutts indiquait dernièrement que Google ne prenait pas en compte les +1 ou encore les partages sur Facebook.

seo-correlations-sociales

Lorsque les experts sont interrogés sur les critères de classement susceptibles d’être importants dans le futur, l’influence générale de Google Plus se classe en 4ème position, après la valeur perçue d’une page web pour les utilisateurs, les métriques d’autorship (author et agent rank) et les données structurées dans les SERPs. La 5ème position est occupée par les signaux sociaux tels que les partages, les mentions J’aime et les +1.

prévisions-facteurs-classement-seo

Ci-dessous, voici le classement des métriques sociales pour le positionnement dans les SERPs en 2013 :

metriques-sociales-seo-2013

http://www.emarketinglicious.fr/social-media/seo-medias-sociaux-les-criteres-classement-en-2013-les-serps

Publicités

Mots clé : quelle stratégie SEO adopter ?

La première étape pour une stratégie de référencement naturel consiste à choisir avec grand soin quelques expressions sur lesquelles on souhaite positionner ses pages web. Nous allons voir que cette phase est simple à mettre en place, avec un peu de méthode.

Trouver des idées : les qualificatifs

Cette première étape consiste simplement à décrire de la manière la plus évidente les produits ou services que l’on souhaite mettre en avant. Parfois, il peut aussi s’agir de la problématique à laquelle répond le produit. Par exemple : « manger à Bergerac » est pertinent car la réponse attendue est « restaurant Bergerac ». A cela peuvent s’ajouter des termes qui affinent les caractéristiques de l’offre : « bio », « italien ». On notera que pour les expressions composées de cette manière, les internautes n’utilisent pas les mots de liaisons intermédiaires comme « à ». Les requêtes sont robotisées : c’est une addition de caractéristiques.

Pour la suite de l’exposé, nous allons prendre une problématique bien précise qui permettra d’étayer le propos dans le contexte. Une boutique de savons bio fera l’affaire. Nous identifions dans un premier temps toutes les caractéristiques pour faire des combinaisons. Voici ce qu’on peut poser comme premier jet de notre liste, simplement par une petite séance de brainstorming :

– savons bio : le pluriel incluant le singulier dans ce cas.
– savon bio : le terme générique, le produit basique.
– savon écologique : une variante utilisée pour le produit basique.
– savon sans huile de palme : une caractéristique assez précise, à tester.
– savon artisanal : déclinaison de l’idée « bio ».
– savon naturel : déclinaison de l’idée « bio ».
– savon biologique : appellation plus rare, à tester.

Par la suite, chaque type de savon sera inclus dans la liste. A l’huile d’olive, au lait d’âne, etc : les produits spécifiques. Pour le moment, nous allons utiliser un premier outil pour vérifier que le volume de recherche est intéressant pour les premières pistes que nous avons trouvées, simplement en analysant le contenu du site.

L’outil http://ubersuggest.org retourne l’ensemble des suggestions relatives à une recherche que propose Google. il suffit d’indiquer un mot clé très général pour obtenir les recherches les plus fréquentes liées à ce mot, c’est à dire la suite de l’expression complète la plus employée par les internautes. Pour le mot « savon », on obtient ainsi une liste de 379 mots ! Voici ceux qui semblent correspondre à notre profil de site dans une optique « bio » :

– savon ph neutre.
– savon artisanal.
– savon antiseptique.
– savon bio.
– savon biodégradable.
– savon fait maison.
– savon fabrication maison.
– savon fait main.
– savon naturel.
– savon sans huile de palme.
– savon sans savon.
– savon vegetal.

Parmi ces suggestions, la sélection que j’opère consiste à repérer des idées auxquelles nous n’avions pas pensé à la première étape. Les mots « biodégradable » ou « fait main » par exemple, qui sont des préoccupations bien spécifiques.

On notera que dans la liste donnée par l’outil, la colonne de la lettre « Q » offre des idées pour les caractéristiques à mettre en avant dans les fiches produits d’un site e-commerce : « savon qui ne mousse pas » par exemple. C’est de cette manière que les internautes recherchent ce produit précis. On gagnera à indiquer ce genre de précisions dans les fiches produits ; c’est un bénéfice attendu en amont de l’acte d’achat.

Filtrer les volumes de recherche

Afin de vérifier quels sont les mots « larges » (association de deux mots maximum) qui génèrent le plus grand volume de recherche sur les moteurs de recherches, nous allons utiliser « Google Tendances des recherches » :

savonbio_savonnaturel

Comme on peut le voir sur ce graphique, les comparaisons sont très simples à manipuler. Cela permet de déterminer la priorité dans votre liste de mots clés. On sait ainsi que l’attention se focalisera d’abord sur « bio » puis « naturel ». Il n’est pas toujours évident de deviner quelles sont les mots employés par les gens pour désigner vos produits : cet outil est très utile pour réaliser des tests en ce sens.

Mettre au point les combinaisons

Nous allons maintenant pouvoir créer des expressions plus complètes, comme par exemple « savon noir bio » qui sera prioritaire devant « savon noir naturel ». Ces deux axes doivent être travaillés avec le même soin lors des opérations de netlinking ; on sait toutefois que l’une des expression est à placer aux endroits les plus stratégiques, par exemple les liens que vous pouvez obtenir suite à un partenariat. Cette logique s’applique ensuite pour toute la gamme de produits.

Il est important de bien se mettre dans l’idée que dans une stratégie de référencement, beaucoup de liens obtenus par le linking pointent sur la page d’accueil : elle suppose une ancre de lien « générique » qui répercutera son sens sur l’ensemble des autres pages. Dans notre cas d’étude, ce sera idéalement quelque chose comme « Vente savons bio » ou « Savons bio MaMarque ».

Compléter avec des notions larges

Un outil simple à employer que je vous recommande pour un tas d’utilisations au quotidien : leDictionnaire Électronique des Synonymes de l’Université de Caen. Indiquons notre mot clé « savon » : dans ce cas précis, les suggestions remontées sont plutôt cocasses, mais on trouve tout de même « savonnette », tout simplement ! Ainsi que « lavage » qui nous ramène au verbe d’action dont nous parlions plus haut.

Savez-vous que le site actuellement positionné en premier sur Google sur le terme « savon bio » n’utilise pas le terme « laver » dans la plupart de ces fiches produits ?

Une fois que vous avez trouvé des synonymes pas trop barbares qui décrivent également le produit, vous pouvez à nouveau les filtrer pour choisir ceux qui sont le plus utilisé, puis les combiner avec les termes génériques qui décrivent le produit : « noir » ; « lavande » etc …

Opter pour une stratégie

Cette dernière étape est importante. Vous allez maintenant vous connecter à un compte Google Adwords afin d’utiliser « L’outil de planification des mots clés« .

Ici, une application va permettre de mettre au point nos combinaisons et vérifier leur pertinence.

Cliquez sur « Multiplier les listes de mots clé » Dans la zone de gauche, on indiquera le produit : « savon noir » et dans la zone de droite les qualificatifs « naturel » ; « bio » etc … On obtient alors un tableau. Ajouter une enchère pour afficher des données : 0,20 euro par exemple. Cliquez ensuite sur « Segmenter par » « mot clé » Vous obtenez enfin votre liste, qu’il faut trié par nombre d’impressions (Impr.)

Ces donnés sont une estimation du nombre d’affichages des publicités avec ces combinaisons. En haut de la liste, on a donc les recherches les plus fréquentes. On apprend ainsi qu’on cherche plus de savon noir bio que de savon de Marseille bio ; c’est une donnée qui peut être utilisée sur le site, y compris dans une logique de logistique.

Vérifier la concurrence. Avec cet outil, vous pouvez également voir le coût par clic (CPC) moyen, c’est à dire une moyenne pondérée de ce que sont les enchères sur ces expressions. Cela donne une bonne idée de la concurrence. Il peut être intéressant d’essayer de se positionner là où personne n’investit par exemple, pour installer une « niche » spécialisée sur un produit en particulier. Cliquez simplement sur la colonne CPC pour afficher les combinaisons par coût moyen estimé.

Vous pouvez aussi avoir une idée de la difficulté à vous positionner en regardant directement dans Google. Effectuez une recherche simplement et regardez le chiffre associé à « Environ nnn résultats » affiché en gris clair. Plus ce chiffre est bas, moins il y a, grosso modo, de pages concurrentes. Il s’agit surtout d’un indice qui peut vous aider à valider une hypothèse sur une expression intéressante.

Une stratégie intéressante peut consister à mettre en place des campagnes de liens sponsorisés Google Adwords qui permettent ainsi de mesurer l’impact réel de ces expressions sur votre trafic.

Enfin votre liste de mots doit prendre en compte des paramètres qui sont en rapport avec votre activité : les produits ou services qui ont le meilleur rendement doivent faire partie des priorités. Cela peut être les offres qui font le plus de marges commerciales ou celles qui fidélisent le mieux vos prospects, par exemple. Ces valeurs sûres doivent bénéficier d’une stratégie pour les positionner de manière durable, soit par liens sponsorisés ou, de façon plus optimale, avec une campagne de netlinking appropriée.

Avec un volume de commande important, vous pouvez aussi établir les items qui se vendent le mieux ou ceux qui n’ont pas de visibilité pour mettre en avant ceux qui vous semblent les plus pertinents.

En conclusion, la méthode consiste à vérifier toutes les sources d’idées de mots clé en terme de volume efficace. C’est à dire identifier si l’usage est assez important, puis choisir d’opter pour une stratégie d’enchères sur les mots clés restants qui semblent drainer le plus de trafic, ou miser sur des expressions plus rares.

Le principal pour bien constituer une liste de mots clé pertinent, c’est surtout de bien connaître ce dont on souhaite parler aux internautes. C’est cette culture professionnelle spécifique qui permet de proposer le maximum de portes d’entrées possibles vers votre offre !

http://www.emarketinglicious.fr/webmarketing/mots-cle-quelle-strategie-seo-adopter

les internautes préfèrent trouver par eux-mêmes les réponses à leurs questions

Les clients sont demandeurs de libre-service, nous assure Zendesk dans une infographie – en français, qui estime que les appels aux services clients pourraient être considérablement réduits si les marques offraient un contenu spécialisé en libre-service et adapté à leurs clients.

concevoir une liste de mots clé SEO – SEA

A quel marketeur n’a-t-on pas déjà demandé de savoir constituer une liste de mots-clés stratégiques pour des campagnes SEO ou SEA. Aujourd’hui, les choses ont un peu évolué. Les marketeurs réfléchissent également en terme de contenu. Il faut produire du contenu utile. Mais surtout, il faut être lu et donc savoir positionner ce contenu dans les moteurs de recherche. C’est pourquoi les producteurs de contenu sont à l’affût des mots-clés régulièrement saisis dans les différents moteurs et essayent d’anticiper les grandes tendances pour trouver les sujets qui inspireront leurs prochains billets.

Mais si vous êtes un bon marketeur ou si vous lisez régulièrement le Blog Mercatik, vous êtes certainement déjà au fait de toute cette histoire de liste de mots-clés. Si vous lisez ce billet, c’est peut-être pour en savoir plus et apprendre à faire mieux ou plus efficace ?
Car c’est bien de cela qu’il s’agit dans ce billet puisque j’aimerais vous apporter un nouveau concept. Disons une manière plus « inbound » de dresser une liste de mots-clés stratégiques pour votre business.
UNE LISTE DE MOTS-CLÉS FAÇON INBOUND ?L’idée est finalement assez simple puisqu’elle est calquée sur la logique de l’entonnoir de conversion. En effet, derrière chaque mot se cache une intention relative à un certain niveau d’intérêt. Certains mots-clés sont utilisés par des leads proches d’une conversion alors que d’autres termes sont saisis par des personnes encore dans les premiers stades de leur recherche. On pourrait aller jusqu’à définir plusieurs groupes de mots-clés susceptibles d’être positionnés plus ou moins en profondeur dans l’entonnoir de conversion.

Pour chaque groupe, je m’efforcerai de vous proposer un ou plusieurs exemples de mots-clés. Je vous proposerai également une manière d’exploiter chaque groupe au mieux en vous livrant ce que je considère être les meilleures tactiques. Est-il plus efficace de positionner un billet de blog, une page de votre site dédiée à votre produit ? Est-il plus adéquat d’utiliser un programme Pay Per Click comme Google Adwords ?

LES 6 TYPOLOGIES DE MOTS-CLÉS DE L’ENTONNOIR DE CONVERSION

En partant du point de conversion, c’est-à-dire du fond de l’entonnoir de conversion, je vais commencer avec les mots-clés qui convertissent le mieux pour continuer vers les mots-clés moins ciblées et correspondant à des catégorie d’expressions situées plus en hauteur dans l’entonnoir.

En fonction du budget à votre disposition, cette stratégie vous permet de prioriser vos investissements et d’avancer pas à pas, tranquillement. Chaque fois qu’un groupe de mots-clés sera rentabilisé, vous serez en mesure de passer au groupe suivant.

Mots-clés et entonnoir de conversion

1 – Les mots-clés relatifs à votre marque

Les internautes qui saisissent votre marque dans les moteurs de recherche sont les personnes potentiellement les plus faciles à convertir. Bien entendu, le volume de trafic généré par les mots-clés de marque sera toujours relativement faible. Ils proposeront en revanche le meilleur taux de conversion que ce soit dans un contexte SEO ou SEA.

Exemple de mot-clé : parker

Comment exploiter ce groupe : Utilisez les termes relatifs à votre marque aussi bien en SEO qu’en SEA. Le doublon SEO/SEA a souvent fait débat. De manière pratique, positionner vos mots-clés de marque dans une campagne au coût par clic vous permettra d’occuper un espace privilégié dans les résultats de recherche. C’est une occasion pour occuper un espace stratégique et ne pas laisser un concurrent l’occuper à votre place. Pour rappel, un concurrent peut tout à fait miser légalement sur votre marque. Mais c’est aussi une opportunité pour supprimer un résultat naturel au-dessus de la ligne de flottaison. En effet, en ajoutant un résultat SEA, vous allez décaler d’un cran vers le bas le dernier résultat SEO parmi ceux affichés au-dessus de la ligne de flottaison et ainsi éliminer une possibilité pour votre cible de s’éparpiller. Vous augmentez donc les chances d’un clic vers votre site. Concernant le SEO, optimisez votre page d’accueil ou une page de votre site dédiée à la présentation de votre marque.

2 – Les mots-clés relatifs à vos produits et services

C’est ici que se joue toute la réflexion autour de vos produits, ce qu’ils sont, ce qu’ils font, quels problèmes ils sont capables de résoudre. Et comment le retranscrire en termes de mots-clés.

En fonction de l’importance de votre gamme de produits et services, cette catégorie peut rapidement hébergée un nombre significatif de mots-clés. De plus, malgré le fait que l’on recule d’un cran dans l’entonnoir de conversion par rapport aux mots-clés de marque, les mots-clés de cette catégorie se verront attribués un coût du clic plus important dans une campagne SEA. Cette catégorie peut donc demander une enveloppe budgétaire importante. Peut-être faudra-t-il envisager de privilégier certains produits afin de ne pas s’aventurer dans une dépense importante et non-maîtrisée.

Exemples : stylo bille, stylos à plume

Comment exploiter ce groupe : Tous les canaux sont envisageables : SEO et SEA. Pour vos landing pages, fiche produit ou billet de blog au choix. Pour cette catégorie, ce sera à vous de faire les bons choix en fonction de votre contexte.

3 – Les mots-clés relatifs à vos concurrents

Aye ! Sujet sensible. Pourtant, il faut bien en parler. Il fût un temps où l’utilisation des marques concurrentes dans une campagnes SEA portaient ses fruits pour les marketeurs les plus agressifs d’entre nous. C’était d’ailleurs la typologie de mots-clés la plus facilement rentable derrière les mots-clés de marque. Aujourd’hui, Google essaye de rendre la tâche un peu plus compliquée pour ceux qui tenteraient de positionner une offre sur un mot-clé lié à une marque concurrente. Et cela surtout grâce au Quality Score qui va avoir tendance à faire grimper les coûts par clic sur de tels termes.

Si votre budget le permet et si vous tentez de marcher sur les plates bandes d’un concurrent, cette typologie de mots-clés restent une bonne affaire. Oui je sais.. Ce n’est pas très Inbound tout ça.. Je vous l’accorde. Et si on se disait que vous pourriez éventuellement rendre service à votre cible en l’éclairant sur le fait que vous existez et que votre offre est peut-être plus intéressante que votre concurrent ? Non ? bon, tant pis..

Exemple : stylos montblanc

Comment exploiter ce groupe : Je vous recommande vivement, pour ce groupe, de ne vous aventurez que dans une campagne SEA dont les clics seront redirigés vers votre page d’accueil ou toute page expliquant qui vous êtes et ce que vous proposez. Bien entendu, soyez clair dès l’annonce qui s’affiche dans les résultats de recherche et révélez votre réelle identité. Vous allez, sinon, au-delà de sérieux problèmes.

4 – Les mots-clés connexes à vos produits et services

Il s’agit des mots-clés plus ou moins proches des termes relatifs à vos produits et services. Quelques utilisateurs de moteurs peuvent parfois exprimer une recherche de manière assez instinctive et vont saisir des requêtes qui reflètent plus ou moins bien ce qu’ils ont réellement en tête. Il peut être intéressant de se positionner sur ces requêtes.

Les avantages et les inconvénients sont ici à peu près les mêmes que pour la catégorie relative aux produits. Google vous mettra forcément quelques bâtons dans les roues que ce soit en termes de coûts pour vos campagnes SEA qu’en termes de positionnement en SEO.

Si vous avez réussi à maîtriser tous les mots-clés de la catégorie précédente, il peut quand même être intéressant de vous intéresser à ce groupe afin de continuer à élargir votre présence et votre portée.

Exemple : crayon

Comment exploiter ce groupe : Privilégiez une campagne SEA pour ce groupe de mots-clés. Encore une fois et au même titre que le groupe précédent, utilisez les mots-clés qui décrivent le mieux vos produits dès l’annonce qui apparaît dans les SERP. Pour reprendre l’exemple choisi, il est préférable de parler de stylo dans l’annonce plutôt que de crayon.

5 – Les mots-clés complémentaires

On commence vraiment à s’éloigner du point de conversion situé au fond de l’entonnoir. Mais après tout, si vous avez réussi à performer jusqu’ici, pourquoi s’arrêter en si bon chemin. Dans cette catégorie, on retrouveras des mots-clés relatifs à des produits ou des services que vous ne vendez pas.

En revanche, ces mots-clés sont saisis par votre coeur de cible tous les jours. Donnez-vous la possibilité de vous adresser à ces personnes. Restez très attentifs car le taux de conversion risque d’être faible.

Exemple : papier à lettres

Comment exploiter ce groupe : Pour cette catégorie, optez plutôt pour du SEO avec des landing pages de type billets de blog. On peut en effet tout à fait envisager de rédiger un billet de blog traitant d’un sujet lié aux papiers à lettres. Il suffira ensuite d’amener le sujet vers les stylos plume par exemple ou de positionner dans la page un call-to-action proposant une offre liée au stylos à plume.

6 – Tous les autres mots-clés saisis par votre cible

Il s’agit bien de tous les mots clés susceptibles d’être saisis au quotidien par votre audience. A ce niveau, nous sommes sur de gros budget que seules quelques grandes marques se permettent. En effet, nous sommes ici à l’entrée de l’entonnoir et nous ne savons rien d’un éventuel petit intérêt pour votre produit, les coûts par action seront élevés et les taux de conversion très bas.

CONSTITUEZ VOTRE LISTE DE MOTS-CLÉS

Après cette petite introduction sur le principe de l’entonnoir de conversion appliqué à la recherche de mots-clés, nous allons voir comment commencer à structurer votre liste de mots-clés.

Un tout premier jet

Notez simplement les idées de mots-clés comme elles vous viennent pour les 6 catégories que nous avons balayées. Creusez-vous quand même un minimum la tête pour tenter d’être un minimum exhaustif. Le plus gros de votre temps devra être concentré sur la catégorie de mots-clés relative à vos produits et services. Pour ce groupe de mots-clés, pensez également aux mots-clés qui pourraient expliquer ce que vos produits font et les problèmes qu’ils sont susceptibles de résoudre. Ne vous prenez pas la tête avec les synonymes pour l’instant.

Bien entendu, certaines catégories comme les mots-clés relatifs à votre marque vont vous demander moins voire pas de travail. Faites appel à votre bon sens pour appliquer les recommandations qui suivent aux catégories qui le méritent.

1 – Les recherches lancées par votre audience

Quels termes votre cible utilise-t-elle exactement pour décrire vos produits et services ? Quels autres termes pertinents utilise-t-elle dans la vie de tous les jours ? Pour commencer à répondre à ces questions et continuer à alimenter votre liste, visitez les blogs, parcourez les commentaires et consultez les forums adéquats. Cherchez également du côté des groupes LinkedIn et des communautés Google+.

2 – Les termes de recherche de votre trafic actuel

Utilisez votre outil de web analytics, utilisez également Google Webmaster Tools et vos weblogs afin de relever tous les termes de recherche qui génèrent déjà du trafic vers votre site web. Les requêtes saisies dans le moteur de recherche de votre site sont également des données à inspecter.

3 – Quelques autres suggestions

Des outils comme Soovie proposent de saisir un mot-clé et de consulter les termes similaires les plus populaires au sein de différents services en ligne. Ce n’est peut-être pas la peine de saisir tous vos mots-clés dans Soovie. Essayez-en quand même qualques-uns pour vérifier que vous n’êtes pas passé à côté de quelques mots-clés importants.

4 – Une petite étude de la concurrence

D’autres outils comme SpyFu et SEM Rush vous permettent de connaître les expressions sur lesquelles vos concurrents ont l’habitude de déposer des enchères dans le cadre de leurs campagnes SEA. Ici encore, ne perdez pas trop de temps à saisir tous vos mots-clés. Ciblez quelques mots-clés et quelques marques concurrentes pour vérifier que vous n’avez pas oublié de termes importants.

Une liste un peu plus élaborée

Il est temps de passer au choses sérieuses. Copiez tous vos mots-clés et collez les dans votre outil de recherche de mots-clés préféré.. … Comment ? Vous me demandez quel devrait être votre outil de recherche de mots-clés préféré ? Bah, le Générateur de mots clés de Google ! Encore appeléGoogle Adwords Keyword Research Tool. Beaucoup d’articles en ligne recommandent tel ou tel outil. Pour ma part, je reste sur l’outil de Google et je vous invite à en faire autant, mais vite… Car l’outil ne sera bientôt plus accessible.. Ou plus précisément, il vous faudra dorénavant créer un compte Adwords pour y accéder.

1 – Regroupez vos mots-clés

Avant d’injecter vos mots-clés dans le générateur de mots-clés de Google, il vous faut les regrouper par thématiques. Dans chacun des 6 groupes identifiés plus haut, regroupez vos mots-clés par thème lorsque c’est possible. Si vous vendez de la moutarde et du ketchup, regroupez les mots-clés « moutarde » et « moutarde de dijon » dans le même groupe et les mots clés relatifs à « ketchup » dans un autre groupe.

2 – Utilisez le ciblage exact

Dans la barre verticale de gauche, sélectionnez « Exact » comme type de correspondance. Sans trop rentrer dans les considérations techniques, sachez que cette option vous permet d’obtenir des résultats pour un terme donné et ce terme uniquement.

Ciblage exact du générateur de mots-clés Google

3 – Langue et localisation

Dans les options et filtres avancés, choisissez la langue de recherche ainsi que la localisation des adresses IP de recherche. Vous pouvez tout à fait sélectionner les utilisateurs du moteur Google anglophones de Paris, ce n’est qu’un exemple.

Langue et localisation du générateur de mots-clés Google

4 – Configurez vos colonnes

Une fois les résultats affichés pour chaque groupe de mots-clés que vous avez injectés dans l’outil, vous allez pouvoir sélectionner les données que vous souhaitez afficher. Parmi elles, assurez-vous d’afficher « Concurrence » et « Recherches mensuelles dans la zone ciblée ».

Colonnes du générateur de mots-clés Google

5 – Faites votre sélection

Pour chaque groupe de mots-clés proposés dans le générateur de mots-cles, parcourez les résultats et faites votre choix en fonction de la pertinence des suggestions. Téléchargez au fur et à mesure vos groupes de mots-clés ainsi sélectionnés afin de structurer tous vos mots-clés dans un fichier de type tableur avec toutes les données proposées par le générateur de mots-clés : liste des mots-clés, volume de recherche et pression concurrentielle.

Exporter les suggestions du Keyword Tool de Google

Sachez que l’outil fonctionne mieux si vous lui injecter un lot de mots-clés plutôt qu’un seul et unique mot-clé. Vous pouvez d’ailleurs saisir votre première sélection, récupérer les suggestions de Google puis balancer à nouveau le tout dans l’outil. Évitez de réitérer plus de 2 ou 3 fois. Au-delà, vous allez perdre trop de temps au regard du peu de bonnes idées de mots-clés que vous allez finalement récupérer.

Tentez de garder au sein de votre liste de mots-clés issue du générateur de Google une structure qui respecte les 6 typologies initialement énoncées.

Et on peaufine

Maintenant que vous êtes en possession de 6 listes de mots-clés qui tiennent la route mais qui restent plutôt volumineuses, nous allons essayer de faire ressortir les mots-clés les plus efficaces au sein de chaque lot.

1 – Les volumes de recherche

Dans chacune des catégories, classez les mots-clés par ordre décroissant du volume de recherche afin de vous rendre compte des requêtes les plus saisies dans le moteur Google.

2 – La pression concurrentielle

Le générateur de mots-clés de Google est capable de mesurer la pression concurrentielle d’un mot-clé grâce aux données récoltées parmi les nombreuses campagnes Google Adwords. Cet indicateur n’est donc pas exploitable pour le SEO. En règle générale cependant, lorsque plusieurs annonceurs se positionnent sur un même mot, il y a de fortes chances pour que la pression concurrentielle en SEO soit également forte.

Au final, même si l’indicateur de pression concurrentiel vous donne une idée des mots-clés sur lesquels il sera peut-être plus facile de se positionner aussi bien en SEO qu’en SEA, n’y prêtez pas plus d’importance. Un mot-clé très concurrentiel ne doit pas vous faire fuir. Vous devez simplement prendre conscience du fait que le combat sera plus rude.

Cette donnée sur la concurrence combinée avec le volume de recherche peut au final vous aider à prioriser les mots-clés que vous souhaitez travailler dans un premier temps. Vous pourriez en effet vous focaliser sur quelques mots-clés proposant un volume de recherche significatif et une concurrence plutôt faible.

3 – Les mots-clés négatifs

Une fois détectés les mots-clés qui combinent des statistiques intéressantes en termes de volume et de pression concurrentielle, saisissez les dans le moteur Google et parcourez les résultats. Essayez d’identifier les termes qui peuvent proposer des résultats polluants ou ambigus. Prenez par exemple le terme SEA pour Search Engine Advertising. Vous comprenez bien qu’en saisissant SEA dans le moteur Google, les résultats seront plutôt orientés vers le mot anglais pour « mer ».

Je vous recommande d’éliminer chaque mot-clé qui peut prêter à confusion. Gardez le précieusement dans une nouvelle colonne « mots-clés négatifs » qui vous sera utile si vous souhaitez lancer une campagne SEA dans laquelle vous serez en mesure d’injecter les mots-clés négatifs et ainsi vous assurer que vos annonces ne s’affichent pas sur ces termes polluants.

4 – La sémantique

Je vous propose d’ajouter une nouvelle colonne à votre liste dans laquelle vous saisirez un terme commun à vos mots-clés. Des mots-clés comme « site web gratuit », « création de site web gratuit » ou encore « outil de création de site web gratuit » peut se voir attribuer le terme commun « site web gratuit ».

Ce travail vous sera utile lorsque vous lancerez une campagne SEA qui devra être structurée en groupe d’annonces regroupant les mots-clés issus d’un même champ sémantique.

les changements pour le SEO sur Google

Matt Cutts, en charge de la R&D chez Google, revient dans une vidéo mise en ligne sur Youtube sur les prochaines actions de la firme de Mountain View en matière de SEO, notamment du référencement abusif. Vêtu d’un t-shirt… Firefox, il donne quelques pistes pour améliorer le référencement du moteur de recherche de Google et lutter contre les « Black Hat » et autres spammeurs utilisant des techniques d’automatisation pour être référencés.

Il évoque ainsi:

  • Une mise à jour de Penguin, la dernière version de PageRank déjà censée lutter contre le spamdexing, qui sera lancée dans les prochaines semaines.
  • Le renforcement des mesures contre l’usage de contenus publicitaires par des sites voulant gonfler leur « link profile » ainsi que le renforcement des contrôles effectués sur certaines requêtes particulièrement exposées aux spams.
  • Une lutte plus en « amont » contre le référencement abusif en s’attaquant, selon le site spécialisé searchengineland.com, directement aux plateformes de vente de liens.
  • Le début du développement de nouveaux logiciels d’analyse des liens plus « sophistiqués » et d’indexation des sites potentiellement piratés.

Matt Cutts parle aussi d’un adoucissement de l’impact de la mise à jour Panda de PageRank, qui vise à écarter des premières pages de résultats les sites jugés « pauvres » en contenu. Il évoque enfin le travail effectué par Google pour limiter l’affichage des contenus d’un même site sur la première page de résultats et améliorer le dialogue avec les webmasters.

 

 

référencement payant (SEA)

LE FONCTIONNEMENT

Les mots clés sont des mots ou des expressions pouvant déclencher la diffusion de l’annonce sur les pages de résultats de recherche et d’autres pages.

Les annonces textuelles contiennent trois composants : un titre, une URL à afficher et une description.


Capture



LE CLASSEMENT DES ANNONCES

Le classement de l’annonce repose sur la combinaison de l’enchère (montant que l’on est prêt à payer) et du niveau de qualité.
Le niveau de qualité repose  entre autres sur la pertinence des mots clés, la qualité de la page de destination et le taux de clics (CTR) de l’annonce.



LES COÛTS

Chaque fois qu’un internaute effectue une recherche sur Google, AdWords lance une mise en concurrence des annonces afin de déterminer quelles annonces diffuser sur la page des résultats de recherche, et dans quel ordre. Pour que l’annonce puisse participer à cette mise en concurrence, il faut d’abord déterminer le type d’action réalisée par les internautes que l’on est disposé à payer.
  • Un internaute clique sur l’annonce (payer au « coût par clic » ou « CPC »)
  • Un internaute voit l’annonce (payer au « coût par mille impressions ou « CPM »)
  • Un internaute réalise une conversion (payer au « coût par acquisition » ou « CPA »).