Télécommandez un touriste à Melbourne

Melbourne remote tourist

L’office de tourisme de Melbourne nous invite à visiter la ville à travers les yeux de deux touristes… télécommandés.

Et si vous aviez pu diriger Antoine de Maximy pendant ses escapades ? C’est ce que propose l’office de tourisme de Melbourne. Un homme et une femme, équipés de micro et caméra déambulent dans les rues de Melbourne. Leurs actions sont « télécommandées » par les internautes à l’aide de Twitter et Facebook, c’est ce que promet la vidéo expliquant le concept.

Pub Office de tourisme de Melbourne [Vidéo]

Montés en courtes séquences, les résumés des deux journées déjà écoulées sont visibles sur la chaine Youtube de l’opération.

C’est en revanche sur le site dédié remotecontroltourist.com que l’on peut découvrir en direct les actions des deux baroudeurs urbains… Mais attention, puisque ce sont de vraies personnes, il faudra être présent entre midi et 20h (heure locale) pour les voir agir. Sans quoi vous ne pourrez assister qu’à leur repos dans un canapé. Vous avez donc encore tout le week-end pour les télécommander !

Melbourne remote tourist site web

Judicieuse opération de la part de la ville de  qui, à travers ses deux ambassadeurs rend sa ville vivante grâce aux sourires qui croisent leurs caméras. Tous ces instants et photos sont bien sûr partagés sur les réseaux sociaux, tels qu’Instagram (#visitmelbourne) et Facebook (Play Melbourne). Pour un résultat plus incarné et convaincant qu’un catalogue sur papier glacé, n’est-ce pas ?

http://lareclame.fr/65204+melbourne+tourisme

Objets connectés : les 7 pièges à éviter avant de se lancer

Qui ?
Renaud Ménérat (en photo), Vincent Pillet et Justin Derbyshire, respectivement Président, Directeur conseil et Consultant de l’agence mobile userADgents.

Quoi ?
Une présentation de deux heures sur le thème des objets connectés, lors d’un petit déjeuner organisé par la Mobile Marketing Association. Voici les principaux enseignements pour les agences, annonceurs et entrepreneurs qui voudraient se lancer dans ce domaine.

Comment ?

1/ Imaginer un objet trop complexe

Les objets connectés qui séduisent le grand public sont les plus simples : la balance Withings, le thermostat Nest ou le bracelet Fuelband de Nike se caractérisent par leur simplicité et la qualité de leur expérience utilisateur. « La nouveauté, c’est que l’on a plus forcément besoin de produire un écran : le smartphone est là pour ça » explique Vincent Pillet. Résultat : l’appareil en lui-même se contente d’afficher les infos essentielles via des voyants lumineux et les tâches complexes sont déportées sur les mobiles. Le bracelet Up de Jawbone se connecte ainsi au mobile par la prise Jack, un geste bien plus naturel qu’une connexion Bluetooth ou même Wifi. Sur le mobile, l’utilisateur retrouve l’univers familier des applications. « Un bon objet connecté doit se faire oublier » résumait Rafi Haladjian sur Petit Web.

2/ Négliger l’écosystème

Certains acteurs – comme Nike – peuvent se permettre de créer leur propre écosystème sur lequel d’autres services viennent se greffer, mais ils sont rares. Or un objet connecté n’a de valeur qu’au sein d’un écosystème : l’utilisateur en tire une réelle valeur que s’il parvient à coordonner les actions de ses objets. « L’intérêt de mesurer la température, c’est l’action qui en découle, sur la chaudière ».IFTTT ou Sen.se proposent de favoriser les interactions entre systèmes, dans un cercle vertueux d’intelligence. Avec IFTTT, la tension mesurée par Withings peut être automatiquement intégrée à l’application Up de Jawbone et corrélée avec les données d’activité physique. Autre exemple : la station météo Netatmo complète les données qu’il capte sur le terrain avec des données externes, comme le taux de pollution. L’interopérabilité et l’interconnexion de l’objet doivent être pensées dès sa conception, de même que son évolutivité, avec la possibilité de télécharger des mises à jour régulières.

3/ Ne pas repenser son organisation avant de penser l’objet

Tous les objets connectés sont en retard. Présenté en janvier 2013 au CES de Las Vegas, le Flower Power de Parrot n’est toujours pas disponible… L’Evian SmartDrop a été lancé en com il y a un an et demi mais reste au stade de prototype : « nous n’avions pas pensé qu’il fallait revoir l’organisation pour pouvoir sortir ce produit à grande échelle » explique-t-on en interne pour expliquer ce retard. Aujourd’hui, au sein d’Evian, l’organisation est en place avec Alexis Thobellem en charge de ces sujets depuis septembre 2013. Même les pure players des objets connectés connaissent des retards à l’allumage : en 2011, Jawbone a du rappeler tous ses bracelet Up de première génération face aux défauts criants de conception. Et la fiabilité de la seconde version lancée en novembre 2012 s’avère presque aussi décevante.

4/ Ne pas anticiper les changements réglementaires

Les objets connectés posent de nouvelles questions de responsabilité et de respect de la vie privée. Si demain la Google Car sans chauffeur provoque un accident, qui est responsable ? Si la mesure de la tension est défectueuse, mais provoque la prise d’un médicament, qui est responsable ? Autant de question auxquels les pouvoirs publics vont être amenés à répondre rapidement… Sur la vie privée, le concept de « Privacy by Design », qui vise à intégrer les contraintes de respect de la vie privée dès la conception industrielle du produit devrait arriver rapidement au niveau européen. « Le succès de l’internet des objets dépend avant tout de la relation de confiance avec le consommateur. Il faut lui garantir que l’objet ne communique pas à son insu et lui donner le droit à là déconnexion. Les lois vont devoir évoluer vite, car les objets connectés sont déjà en circulation. »

5/ Transformer son objet en passoire à données personnelles

La problématique de la sécurité et de la confidentialité des données est encore trop souvent prise à la légère par les fabricants, comme le montre une étude de VDC Research. Un seul exemple : en août dernier, un hacker chinois à réussi à prendre le contrôle d’un baby phone au Texas… Cet exemple pose questions quand il s’agit de données « sensibles » ou d’appareils pouvant déclencher des actions. « Les données physiologiques – telles que collectées par le bracelet de Nike par exemple – sont considérées comme des données médicales en Europe. Nike devrait donc avoir un agrément de la CNIL, ce n’est pas le cas… » Pour les utilisateurs, se pose surtout la question de la propriété des données, notamment si le stockage se fait hors d’Europe. Pour l’instant, les acteurs du secteur ne se sont pas encore totalement préoccupé de la question du stockage, mais cela devrait rapidement changer à mesure que la masse des données collectées va croître : les données vont devoir être conservées sur plusieurs années et être accessibles à la demande.

6/ Oublier d’optimiser l’autonomie de la batterie et la transmission des informations

Au-delà des problèmes de santé publique posées par les ondes Wifi ou Bluetooth, la connexion de Jawbone à la prise Jack permet aussi de limiter la consommation d’énergie, l’un des principaux défis techniques de l’internet des objets. « S’il faut brancher les chaussures connectées d’Adidas toutes les 30 minutes, comment je fais pour jouer un match de 90 minutes ? » résume Justin Derbyshire. Le domaine médical est le plus avancé sur ce sujet : Novartis travaille à des capteurs alimentés par les sucs digestifs. La question de la batterie est fortement liée à celle de la transmission des informations : la majorité des objets actuels utilisent des connexions indirectes, via les smartphones – comme la smartwatch de Samsung, dépendante du smartphone – mais la connexion directe au réseau devrait se développer – comme les Google Glasses, entièrement autonomes, mais qui supposent de porter un émetteur Wifi au niveau du cerveau. Les Français Sigfox et Mobiquithings (lire notre article) se présentent comme des alternatives au Wifi ou aux réseaux des opérateurs traditionnels, pour connecter les objets.

7/ Prendre prétexte de tous ces obstacles pour ne rien faire

Les objets connectés marquent une révolution profonde, qui bouleverse des industries et ouvre de nouveaux marchés… Les entreprises, qu’elles viennent du monde de l’industrie ou de celui des services devraient toutes se poser la question des objets connectés, au risque de voir de nouveaux entrant leur grapiller des parts de marché ou de passer à coté de belles opportunités. Cela suppose une vision à long terme et un mode d’innovation en test-and-learn. Quelques exemples en vrac :ajouter des services à ses couches pourrait permettre à Huggies de prendre l’avantage sur Pampers, Parrot , créer son propre marché avec ses capteurs pour plantes, Weight Watcherss, se greffer à l’écosystème Nike+, Terraillon, reprendre l’avantage face aux balances Withings avec son « web coach » et Evian prendre le contrôle du frigo…

http://www.petitweb.fr/actualites/objets-connectes-les-7-pieges-a-eviter-avant-de-se-lancer/

Instabank : Payer par les réseaux sociaux, une tendance qui se conforte

Instabank : Payer par les réseaux sociaux, une tendance qui se conforte

Après l’écran à air interactif de Displair et le marketing émotionnel par reconnaissance faciale de Synqera, la Russie propose désormais un e-paiement par les réseaux sociaux, qui à défaut d’être unique au monde a le mérite d’interpeller et de conforter la montée en régime d’une tendance.

L’étude de Cisco date de début 2013 mais revient comme un marronnier à chaque article sur l’imprégnation historique des smartphones dans nos vies quotidiennes : notre compagnon de tous les jours devient incontournable et plus nous en sommes dépendants, plus les fabricants se régalent ! D’ici 2016 il devrait y avoir quelque 10 milliards de téléphones intelligents sur le globe. Forcément, les secteurs d’activités traditionnelles s’adaptent et s’arment de leurs plateformes digitales. La banque ne fait pas exception. Avec son établissement 100% online et social, la startup russe Instabank remodèle le B2C de l’industrie bancaire.

Le principe de cette application est novateur sans être ésotérique : permettre l’utilisation des comptes Facebook et Foursquare pour effectuer des transferts plus facilement, payer en ligne et mieux tracer ses factures. Financée par le venture fund Life.SREDA,Instabank espère gagner son pari de marier notre gestion financière avec nos interactions quotidiennes sur les réseaux sociaux, lesquels ont profondément changé nos échanges et nos partages sur la Toile. Avec quels atouts la startup moscovite ambitionne de relever ce challenge historique ? En jouant sur trois tableaux.

Concrètement, en téléchargeant l’appli gratuite – mais encore expérimentale et utilisée par des early adopters – chaque client reçoit automatiquement une carte de crédit virtuelle. Il peut alors y créditer son argent réel pour simplifier ses paiements en ligne. En se connectant ensuite à Facebook, il aura la possibilité d’envoyer de l’argent à ses « Amis » en deux clics seulement, et même y ajouter un message et un visuel au destinataire.

Instrument marketing avant tout ?

Ceux qui disposent d’un compte sur Foursquare peuvent aussi rattacher le lieu exact à chaque paiement effectué, pour mieux se rappeler les détails. L’application a également le mérite d’aider ses utilisateurs à collecter les fonds de ses amis pour l’achat d’un cadeau commun, ou le paiement d’une addition, au restaurant, à l’hôtel ou dans un bar. Enfin, last but not least, en plus de proposer de très esthétiques infographies fournissant les statistiques utiles sur les dépenses et les rentrées, Instabank offre un taux d’intérêt de 10%.

Instrument marketing ou service bancaire ? Viktor Dostov, de la Russian Electronic Money Association répond : « C’est du marketing. De nos jours, les smartphones sont devenus un des canaux les plus importants pour les services financiers, et la principale interface des réseaux sociaux. Il fallait bien combiner ces deux segments et Instabank constitue une belle promesse. »

Dans un pays encore réticent au paiement sur supports mobiles et au social banking, l’application russe dénote par son audace. Si elle ne constitue pas une nouveauté mondiale, Simple aux Etats-Unis ou bien Fidor Bank en Allemagne ayant lancé des projets similaires – Instabank enfonce une porte ouverte et conforte la naissance d’une tendance. La Chine, les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont les trois prochaines cibles de la startup russe, qui a prévu d’être sur Android dans les six prochains mois.

http://www.influencia.net/fr/actualites1/like,instabank-payer-par-reseaux-sociaux-tendance-qui-conforte,33,3752.html

« Never Sensed Before » : le musée comme vous ne l’avez jamais vécu

Faire vivre une expérience inoubliable et authentique au visiteur, l’impliquer dans un parcours stimulant ses sens, favoriser la co-création : autant de défis à relever pour les musées à l’ère du consommateur postmoderne.

Vers un réenchantement du quotidien

La programmation des musées s’adapte de plus en plus aujourd’hui aux desideratas d’un consommateur souhaitant participer, s’impliquer, être transformé par sa visite. Rompant avec la passivité, le visiteur est aujourd’hui un « individu postmoderne [qui] se libère de tout et de tous ; il se suffit à lui-même, [et] fixe ses propres normes » (Decrop, 2008*). Ainsi, ce nouveau consommateur n’est plus rationnel et prévisible : il exprime des préférences, fait des choix, affirme son indépendance. Ces mutations comportementales ont favorisé l’émergence du « marketing expérientiel ». L’expérience est maintenant au cœur du dispositif de consommation et se perçoit comme un « réenchantement du quotidien [qui] passerait par une succession de micro-plaisirs, de micro-gâteries abordables et renouvelées. » (Carù et Cova, 2006**)

 

Une suite d’immersions extraordinaire. Comment cette transformation se traduit-elle aujourd’hui dans les musées ?

Être en immersion dans un univers qui stimule les cinq sens, vivre une expérience nouvelle et unique, pouvoir interagir avec l’œuvre via les nouvelles technologies, s’approprier le contenu… Autant de caractéristiques qui offrent au visiteur la possibilité de « s’engager dans des processus inoubliables afin de vivre une suite d’immersions’ extraordinaire. » (Bourgeon-Renault, 2007***).

Un des biais les plus efficaces pour produire l’expérience passe par la mobilisation de tous les sens du visiteur. La vue, à l’instar de l’exposition « Frac Forever » par le Centre Pompidou Metz qui proposait aux visiteurs de se munir de lampes torches pour découvrir, dans une salle plongée dans l’obscurité, la collection de photographies du Frac Lorraine.

L’ouïe en associant œuvres et musique (Maison Européenne de la Photographie, « Images et Musique »).

L’odorat, à la manière du jardin de senteurs conçu par l’architecte paysagiste Piet Oudolf à l’occasion de l’exposition N°5 Culture Channel au Palais de Tokyo.

 

Le goût, comme les créations culinaires de Caitlin Freeman, chef pâtissier du Blue Bottle Coffee au sein du Musée d’Art Moderne de San Francisco. Pour créer ses « modern art desserts », elle s’inspire d’œuvres d’art (peinture, sculpture, photographie) réalisées par des artistes du musée : MondrianMatisseHirstRothko

 

 

 

Le toucher, par le biais d’installations tactiles (Ipad, écrans digitaux, applications Iphone).

L’installation Rain Room, qui a atteint des records de fréquentation cet été au MoMA est un exemple frappant de marketing polysensoriel. Les visiteurs sont dans un premier temps interpellés par le bruit de l’eau , l’humidité ambiante, pour enfin découvrir une salle de 300m2 dans laquelle tombe une pluie artificielle.

Le collectif rAndom International a mis au point une technologie qui détecte le corps humain, permettant ainsi aux visiteurs de ne jamais être touchés par les gouttes d’eau. Comme cela est expliqué sur son site, le MoMA propose aux visiteurs « une expérience permettant de contrôler la pluie ». Plus encore, Rain Room « crée une averse soigneusement chorégraphiée et encourage simultanément les visiteurs à devenir des acteurs sur une scène originale et à créer une atmosphère intime et contemplative. » Pour compléter ce dispositif, le musée encourage le public à prendre des photographies et à les publier sur un site dédié :MoMAPS1.org/expo1. Expérience inédite, immersion totale, théâtralisation intérieure, co-création digitale et partage avec une communauté : l’expérience est totale.

Un lieu de pensée pour un amateur actif et critique

Aussi, marketing expérientiel et sensoriel sont-ils des outils précieux qui s’accordent avec la recherche du plaisir, de l’émotion, et la quête de sens du consommateur 2.0. Le véritable défi à relever consiste à rendre compatible cette recherche avec la défense des missions premières du musée : connaissance, éducation et plaisir du public (Code du Patrimoine, article L410-1).

Car le musée doit rester « un lieu de pensée plutôt que de devenir un lieu de loisirs […], rappelle Bruno Racine, président de la Bibliothèque nationale de France, ancien président du Centre Pompidou. La massification du public, réelle mais relative, n’est pas antinomique avec l’instauration de ce rapport d’amateur actif et critique. »

http://www.influencia.net/fr/actualites1/out-the-box,never-sensed-before-musee-comme-vous-avez-jamais-vecu,123,3729.html

Adobe se lance dans les interfaces de conception tangibles

En matière de conception d’interfaces web, je pense qu’il n’y a pas de société plus prédominante qu’Adobe. De photoshop à Flash, l’histoire du web est ainsi intrinsèquement lié aux logiciels d’Adobe. Très bien, mais si le web a radicalement changé en 10 ans, les logiciels sont eux grosso modo toujours les mêmes. Comprenez par là qu’ils exploitent toujours la même interface : des panneaux et des toolbox. Cette interface se manipule avec les très classiques claviers / souris, ou avec une palette tactile. Et c’est tout !

N’est-il pas étrange de constater qu’à l’heure des interfaces gestuelles les outils de conception soient toujours les mêmes ? Certains s’essayent à des choses plus avant-gardistes, mais c’est anecdotique : Elon Musk took the futuristic gesture interface from Iron Man and made it real. Plus sérieusement, nous étions en droit de nous demander si Adobe n’était pas en train de s’endormir sur ses lauriers après la publication des Touch Apps. D’autant plus que les fabricants historiques de palettes tactiles commencent à proposer des combinés sacrément intéressants, à l’image duCintiq Companion de Wacom.

Heureusement les équipes du XD Group d’Adobe ont présenté il y a quelque mois des prototypes de stylets et règles connectés tout à fait convaincants : Adobe Gets Serious About Hardware, Will Start Selling Its Mighty Digital Pen And Napoleon Ruler In The First Half Of 2014.

Le stylo et la règle connectée d'Adobe
Le stylo et la règle connectée d’Adobe

Ne vous y trompez pas : il n’est pas ici question de gadgets communicants comme il en existe depuis le siècle dernier, mais plutôt d’une authentique révolution, puisqu’Adobe sort de son rôle de concepteur de logiciels pour se positionner comme fabricants d’interfaces de conception tangibles.En l’occurrence, “tangible” signifie que vous pouvez tenir l’interface dans votre main et interagir directement avec avec votre iPad : Tools For the New Creative.

Ça n’a l’air de rien, mais ces ustensiles sont à la croisée des offres d’Adobe : logiciels de conception (Photoshop), applications pour tablette (Parallel, Kuler) et services dans les nuages (Creative Cloud). Dans leur jargon, ils appellent ça des Cloud-enabled Hardwares.

Le résultat est à la hauteur de l’énergie investie dans ce projet : Project Mighty & Napoleon, how it was done. La vidéo ci-dessus illustre ainsi très bine l’intérêt d’utiliser conjointement la règle (pour tracer des traits et des angles bien droits, ou des arrondis bien ronds) et la tablette (effacement avec deux doigts) permet de complètement libérer la créativité tout en fournissant un rendu parfaitement rigoureux.

La conception à l'aide d'interfaces tangibles chez Adobe
La conception à l’aide d’interfaces tangibles chez Adobe

Certes, les stylets connectés et palettes tactiles ne sont pas neufs, mais le fait de proposer une offre “intégrée” ouvre de nombreuses possibilités. Les premiers tests sont d’ailleurs très concluants : Hands on with Adobe’s Mighty and Napoleon drawing hardware for iPad. J’avais été particulièrement impressionné par l’application Proto qui malheureusement n’existe plus. Avec des outils de conception comme ces Mighty et Napoleon, on se met à rêver d’outils de conception d’interfaces web beaucoup plus intuitives.

Ces deux produits seront commercialisés en début d’année prochaine, j’attends avec impatience les futures déclinaisons…

http://www.simpleweb.fr/2013/09/25/adobe-se-lance-dans-les-interface-de-conception-tangibles/#sthash.QSWwCd86.dpuf

 

Quel avenir pour les montres connectées ?

Les montres connectées ne sont pas une idée neuve. Les premiers prototypes sont apparus en 2011 (Vers des montres connectées), et il aura fallu presque deux ans aux constructeurs pour finaliser leur produit. Jusqu’à très récemment, la montre Peeble était le modèle le plus répandu (Pebble Sold 275K Units Through Kickstarter And Pre-Orders, Tops 1M Watch Apps Downloaded), mais de nombreux autres acteurs se sont positionnés entre-temps pour exploiter le filon.

Les équipes de Samsung ont ainsi dû travailler d’arrache-pied pour ressortir de vieux prototypes et finaliser en toute hâte la Galaxy Gear présentée en début de mois : Samsung Introduces Galaxy Gear, a Wearable Device to Enhance the Freedom of Mobile Communications.

La montre connectée de Samsung
La montre connectée de Samsung

Fidèle à ses habitudes, Samsung nous livre une montre regorgeant de fonctionnalités : notifications intelligentes, commande vocale, mini-APN intégré au bracelet et nombreuses applications associées à la plateforme (Galaxy Gear Integrates Fitness Apps, Competes With Trackers). Le tout pour… 300$ ! Certes, les caractéristiques techniques sont alléchantes, mais l’addition est salée.

Tout aussi sophistiqué et au même tarif, Qualcomm a lui aussi présenté son modèle, la Toq, qui est livrée avec des oreillettes et un écran à encre électronique couleur : Qualcomm takes on Samsung’s Galaxy Gear with Toq smartwatch, coming in Q4.

La montre connectée à écran couleur de Qualcomm
La montre connectée à écran couleur de Qualcomm

Je pense ne pas me tromper en disant que personne n’a jamais réellement émis le besoin d’avoir un écran couleur sur une montre. Ceci étant dit, je suis très content que les écrans à encre électronique couleur de technologie Mirasol voient enfin le jour sur un produit “grand public” (aux dernières nouvelles, Qualcomm avait jeté l’éponge). Les mauvaises langues diront d’ailleurs que cette montre n’est qu’un prétexte pour relancer l’intérêt autour des écrans à encre électronique couleur.

Troisième constructeur à faire son annonce dans la même semaine, Sony présentait enfin sa Smartwatch 2, une montre connectée aux fonctionnalités similaires aux autres (notifications, connectivité sans fil, plateforme d’applications pour les développeurs…), mais au prix légèrement inférieur : Sony’s SmartWatch 2 is better than the first one, but still far too expensive.

La montre connectée de Sony
La montre connectée de Sony

Vous noterez qu’à l’instar de la Gear de Samsung, il est fortement recommandé d’utiliser cette SmatWatch2 avec un smartphone de la gamme Xperia…

Toujours est-il que ces trois modèles ne font pas vraiment l’unanimité. D’une part, car ces montres sont chères, et d’autre part, car elles ne savent pas faire grand-chose d’elles-mêmes. Comprenez par là qu’elles doivent impérativement être associées à un smartphone : Calling the Galaxy Gear a smartwatch is a disservice to the word “smart” et Smartwatches are still too dumb. Si la prouesse technologique est bien au rendez-vous, ce sont les usages qui déçoivent, car ces montres ne proposent rien qu’un smartphone ne puisse déjà faire, elles n’en sont que des extensions, mais en plus limitées : Some thoughts on smartwatches.

Nous sommes donc tout naturellement confrontés à la sempiternelle question : y a-t-il un marché pour ces montres ? Difficile à dire pour le moment. Par contre, nous commençons également à voir l’arrivée sur le marché d’une nouvelle génération de montres connectées dédiées aux activités sportives. En digne successeur de la MotoActv, la Forerunner Coach de Garmin est le compagnon idéal des coureurs : There’s A Coach In Every Watch: Garmin Forerunner 620 and 220 With Color Display.

La montre Forerunner Coach de Garmin
La montre Forerunner Coach de Garmin

Ne cherchez pas un quelconque effort de look & feel, ces montres ne cherchent pas à être glamour, mais à accompagner les joggeurs dans leur progression. C’est donc sérieux, très sérieux ! Par contre, on en vient logiquement à se demander si tous ces gadgets censés nous connecter à des applications toutes plus formidables les unes que les autres ne vont pas nous isoler du monde qui nous entoure : The Paradox of Wearable Technologies. Déjà que l’on dénombre quelques accidents avec des mobinautes qui ne lèvent plus le nez de leur écran, avec ces nouvelles montres, le risque va être encore plus fort !

Nous en sommes donc toujours au même point concernant l’utilité d’une montre connectée : n’est-ce pas le gadget de trop dans l’arsenal de geeks déjà bien équipés ? Finalement le salut de ces montres connectées réside certainement dans des niches comme celle qu’exploite Garmin, où celle qu’envisage d’attaquer le constructeur automobile Nissan avec ce concept très surprenant : Nissan unveils the Nismo smartwatch, a wearable device to connect drivers to their cars.

Dans l’idée, cette Nismo est donc très proche des montres Garmin, avec une utilisation centrée sur la performance et des capteurs ultra-précis. Idéalement, j’aurais bien vu une montre que l’on enfile au poignet quand on prend le volant et se met à vibrer si l’on s’énerve dans les embouteillages ou si l’on s’endort sur l’autoroute. Quoique… il me semble que des systèmes équivalents existent sur certains modèles haut de gamme avec des capteurs embarqués dans le rétroviseur intérieur qui surveillent les yeux du conducteur et font vibrer le siège dès que ce dernier pique du nez. Au-delà de la prouesse technologique, ses montres sont elles viables ? Retour à la case départ…

http://www.terminauxalternatifs.fr/2013/09/24/quel-avenir-pour-les-montres-connectees/#sthash.W7hThxmE.dpuf

Joe Mobile peaufine le parcours client grâce à sa communauté

L’opérateur low cost mise sur sa communauté de clients pour répondre aux autres membres. L’espace communautaire permet également de remonter la voix du client et détecter des bonnes idées à développer.

Chez Joe Mobile, opérateur mobile low cost et filiale indépendante de SFR, la communauté est au coeur du business modèle. Ici, ce sont ses membres qui assurent le service client, du moins pour le niveau 1. Lancé en janvier 2013,l’espace de discussion compte plusieurs dizaines de milliers de participants. Temps moyen de réponse ? Dix minutes seulement. Et chaque question enregistre, en moyenne, 14 réponses.  » C’est plus efficace qu’un service client traditionnel car ce sont les clients qui répondent « , souligne Mathieu Horn, dg de Joe Mobile. L’opérateur a travaillé avec l’éditeur de plateformes communautaires Lithium et l’agence digital CRM The Social Client, pour organiser le site web. La base de connaissance (wiki ou FAQ) est délibérément peu mise en avant.  » Nous privilégions l’interaction. Ce sont les échanges spontanés qui plaisent aux adeptes « , explique Mathieu Horn.

Une source d’information pour la voix du client

L’espace d’échange Joe Mobile est également une source d’amélioration continue du parcours client.  » Les équipes passent deux heures par jour à lire les posts. Lorsqu’elles détectent une bonne idée, celle-ci passe dans la liste des actions à mener « , précise Mathieu Horn. L’opérateur sait également solliciter ses contributeurs lorsqu’elle change, par exemple, son offre tarifaire.  » Cela nous permet d’affiner notre discours pour qu’il soit bien perçu « , explique le dg. Cinq mois après le lancement, 4 000 sujets de discussion avaient été ouverts. Mais, à force d’améliorer le parcours client, les clients ont moins de questions qu’avant ! Pour compenser cette baisse d’activité, Joe Mobile doit créer du contenu et de la conversation pour animer la communauté. Ainsi, le blog publie des interviews de membres et leur demande leurs cinq meilleures applis. Un espace de discussion libre,  » Café Joe « , est apparu. La communauté est victime de son succès.

http://www.relationclientmag.fr/Breves/Joe-Mobile-peaufine-le-parcours-client-54216.htm