Statistiques sur les médias sociaux pour T3 2013

Si comme moi, vous devez régulièrement justifier vos recommandations concernant les médias sociaux avec des chiffres (j’appelle ça le “syndrome Forrester“), alors vous devez grandement apprécier les articles de compilation de statistiques fraîches (cf. État des lieux des médias sociaux en 2012). Pour assouvir cette soif de données, je vous propose une revue de web de différentes sources nous fournissant des statistiques récentes. Ces données sont principalement issues de Social Media facts, figures and statistics 2013, et complétées d’articles publiés le mois dernier.

Commençons par Facebook, le roi des réseaux, qui commence visiblement à plier sous son propre poids :

  •  1,15 milliard d’utilisateurs, dont 751 M se connectent en situation de mobilité (plus de 7.000 terminaux identifiés) ;
  • 23% des utilisateurs se connectent plus de 5 fois par jour ;
  • 4,75 milliards de contenus et 350 M  de photos sont publiés par jour ;
  • 10 milliards de messages envoyés et 4,5 milliards de Likes distribués chaque jour ;
  • 26 M d’utilisateurs mensuels actifs en France, dont 18 M d’utilisateurs se connectant au moins une fois par semaine (cf. les Chiffres de Facebook du Blog du Modérateur) ;
  • Un taux d’engagement moyen passé de 3% à 1% en 1 an (Les marques souffrent de la baisse de leur reach sur Facebook).

Parlons maintenant de Twitter qui lève enfin le voile sur ses données utilisateurs avec sa prochaine introduction en bourse :

  • Plus de 500 millions de comptes créés, pour 218 M d’utilisateurs mensuels actifs et 100 M d’utilisateurs qui se connectent tous les jours ;
  • Une moyenne de 400 M de tweets envoyés par jours et de 208 tweets par utilisateurs ;
  • 28 % des retweets incluent la mention “Please RT” ;
  • 75 % des utilisateurs actifs se connectent avec des terminaux mobiles (164 M) ;
  • 6 M de sites intégrant Twitter et 3 M d’applications accédant à la plateforme ;
  • 62,8 M$ de C.A. pour le premier semestre 2013 avec un déficit cumulé de près de 419 M$ (Twitter by the numbers).

Voici maintenant des chiffres surprenant sur Google+, la plateforme sociale de Google que l’on a trop tendance à oublier :

  • Plus de 500 M de comptes créés avec 343 M d’utilisateurs actifs ;
  • 80 % des utilisateurs se connectent toues les semaines, 60 % se connectent tous les jours ;
  • 5 MM de boutons (+1) cliqués par jour ;
  • 67 % des utilisateurs sont des hommes.

Concernant Pinterest, la plateforme de découverte et de partage qui prend de plus en plus d’importance :

  • Plus de 70M d’utilisateurs, dont 69 % de femmes ;
  • 57 % des contenus sont en rapport avec la gastronomie ;
  • 80 %  des pins sont des repins ;
  • 14 minutes de temps de visite en moyenne et 98 minutes par mois ;
  • Plus de 5.000 comptes professionnels créés ;
  • Une moyenne d’achat de 140$ à 180$ pour les utilisateurs cliquant sur les Rich Pins (Pinterest Ptatistics).

Enfin pour LinkedIn, LE réseau social BtoB :

  • Plus de 238 M d’utilisateurs et 15 M de groupes ;
  • 27 % des utilisateurs utilisent un terminal mobile ;
  • 42 % des membres mettent à jour régulièrement leur profil, 81 % appartiennent à au moins un groupe ;
  • 3 M de Company Pages et plus d’1 MM d’endorsements.

 

Outre ces statistiques d’inscription, de fréquentation et d’activité, le SNCD a publié la semaine dernière les résultats d’une étude très intéressante sur les attentes des utilisateurs : Le marketing relationnel à l’ère des medias sociaux : Usages et attentes des clients. Cette étude a été menée auprès de 9.500 participants et une trentaine de marques de différents secteurs d’activité.

Les enseignements de cette étude que je retiens sont les suivants :

  • 38 % des utilisateurs de médias sociaux sont fans d’au moins une marque et 35 % ont déjà posté un avis sur une marque ou un produit ;
  • 83 % des utilisateurs sont clients des marques qu’ils suivent ;
  • 38 % tiennent compte des avis lus sur les médias sociaux, et 16 % sont devenus clients grâce aux contenus publiés sur les médias sociaux.

Avec tous ces chiffres, vous avez largement de quoi alimenter vos présentations et argumentaires. Les statistiques globales sur les différentes plateformes sociales ne sont pas très intéressantes, excepté celles qui concernent le marché français. Par contre, les résultats de la Social Media Attitude sont vraiment révélateurs.

http://www.mediassociaux.fr/#sthash.tCLc9zzU.dpuf

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Facebook signe un partenariat exclusif avec TF1 et Canal+

Les deux groupes de média français bénéficient désormais d’outils dédiés au suivi et à l’analyse des conversations liées à leurs programmes de télévision.

Facebook annonce son partenariat exclusif avec deux médias télévisés français : le groupe TF1 et le groupe Canal+. Le réseau social leur met à disposition deux outils qui tracent les conversations liées aux programmes de leurs chaînes en temps réel.

L’outil « Keyword Insight API » permet aux chaînes de mesurer le nombre de publications lié à un sujet précis et d’analyser leur caractère socio-démographique.

L’outil « PublicFeed API » afficher et mesure quant à lui le taux de conversations qui a lieu sur Facebook en temps réel pendant la diffusion de leurs programmes. Par exemple, 29 millions d’échanges ont été mesurés lors de la diffusion télévisée de Wimbledon en juin dernier.

Le réseau social précise que les informations générées par ces outils sont regroupées de manière anonyme afin de respecter la vie privée de ses utilisateurs.

« Facebook illustre ainsi son poids en tant qu’allié stratégique et technologique pour l’industrie de la télévision en France en la complétant et en la renforçant« , a déclaré Laurent Solly, directeur général de Facebook France.

« Facebook nous permet aujourd’hui d’avoir accès à de nombreuses données publiques sur les conversations autour de nos programmes, que nous aurons désormais la possibilité d’exploiter et de valoriser sur l’ensemble de nos chaînes. Cela concerne en particulier CANAL+, mais aussi la chaîne généraliste D8, notre chaîne d’information en continu i>Télé ainsi que D17, première chaîne générationnelle de la TNT » déclare Fabienne Fourquet, directrice des nouveaux contenus, Groupe CANAL+.<i

Ces nouveaux partenaires français s’ajoutent aux chaînes internationales ARD, ZDF et ProSiebenSat.1 en Allemagne, Channel 4 au Royaume-Uni, Danish Television (DR) au Danemark, EsporteIntertivo au Brésil, CBC au Canada, Star networks en Inde, mais aussi Discovery International.

En France, 52% des français qui commentent les programmes TV sur internet (37% de la population) le font sur Facebook (étude Orange-Terrafemina).

Ode au paradoxe du cm pour les campagnes d’influenceurs

Dans le cadre de mon activité professionnelle, je me suis penché sur les pratiques des community managers concernant la sollicitation des blogueurs tant convoités. Comme certains d’entre vous, je me situe des deux côtés de la barrière et c’est donc une thématique qui me passionne particulièrement. Dans le monde merveilleux du webmarketing, on tombe de plus en plus sur le terme d’influencer marketing qui comprend la pratique du blogger outreach (sollicitation de blogueurs). Dans mon dernier billet, je parlais du potentiel inexploité entre les éditeurs et annonceurs dans la collaboration, aujourd’hui je veux me pencher sur le pourquoi de ce potentiel inexploité, selon mon expérience.

Le sujet des blogueurs qui monétisent leur activité est peut-être épineux et a fait couler beaucoup d’encre sur le net (et hop, un bel oxymore pour commencer), mais c’est une réalité au sujet de laquelle chacun est libre d’émettre son avis.

Les romantiques et blogueurs des lumières regrettent la liberté d’expression vendue à ces manipulateurs machiavéliques que sont les marketeurs et communiquants. Les autres, plus pragmatiques comprennent qu’ils peuvent en tirer profit sans pour autant compromettre leur intégrité. Partons de ce simple constat: l’influence est convoitée sur le web 2.0. 

Si tu es blogueurs comme moi (oui, je me file un petit coup de pouce), toi aussi tu connais les Emails de type:

“Bonjour, je suis X et je travaille pour Y. J’ai lu votre blog très intéressant et j’aimerais vous faire connaître notre produit génial Z. Si vous publiez un article à ce sujet, ce sera sans aucun doute un contenu à forte valeur ajoutée pour votre lectorat qui ne veut qu’une chose: acheter Z. On aura la bonté de te balancer un lien en retour et puisqu’on est super fûté, on aussi une infographie disponible sur http://www.entrepriseY.com/meilleure-infographie-du-monde
 
Vous pouvez me contacter à lespoirfaitvivre@entrepriseY.com”

A combien de ces Emails répondons-nous d’habitude? 1 sur 10 si on est dans un bon jour. Tout simplement parce que:

  • Dès lors qu’on a l’impression que l’Email n’est pas personnalisé, cela signifie que l’émetteur n’a pas pris assez de temps pour le faire, et c’est vécu comme un manque de respect.
  • C’est facile de mettre un Email à la poubelle – personne ne va se plaindre de ne pas avoir reçu de réponse. Au pire on fait un scandale en criant au spam. Il va voir ce qu’il va voir s’il ose me relancer.

C’est une réaction naturelle après avoir reçu des dizaines voire des centaines d’Emails de ce type, puisque agences de référencement, rp digitales, communiquants, e-commerçants… Ils sont beaucoup à vouloir passer par les blogs pour créer du backlink et communiquer.

 

Si tu es (entre autre?) Community Manager comme moi (partiellement), tu as été confronté à ce problème. Effectivement, lorsqu’on est un inconnu, la prise de contact est délicate (surtout pour la première fois) car:

  • Il ne faut pas s’en cacher, quelque part on contacte le blogueur parce qu’on veut obtenir quelque chose de sa part, on a une demande à transmettre et on fait partie de tout un troupeau de personnes qui espèrent une réponse positive.
  • On sait que plus l’Email est long et plus on fournira d’explications, moins il aura de chances d’être lu et il atterrira à la poubelle. Le blogueur se dira que soit 1 – il n’a pas envie de lire un gros pavé provenant d’un inconnu. 2 – Cela ne peut être que du copier/coller donc hop, à la poubelle, quel manque de respect!
  • Pourtant nous sommes convaincus de la valeur ajoutée du projet pour le lectorat du blogueur (enfin, j’espère) et on a envie de lui écrire tout un livre…

Donc on dispose d’un champ de possibilités réduit. La prise de contact doit être courte et efficace, mais il n’y a pas 10 000 façons d’écrire un Email…

 

On passe donc à côté de nombreuses opportunités et de collaborations, parce que la pratique de la sollicitation s’est tellement généralisée, que cette overdose a donné naissance à ce paradoxe. Les “relations blogueurs” sont même devenu une expertise! J’ai donc voulu me pencher dessus dans le cadre de ce billet et pour avoir une idée du temps investi par les CMs dans ce processus.

 

Nous avons interrogé une vingtaine de Community Managers et professionnels qui ont l’habitude de coordonner des campagnes avec les blogueurs. Une vingtaine? Je vous vois arriver de loin concernant la représentativité. Le but n’est pas d’établir des statistiques représentatives (est-ce possible après tout?) et d’en faire parole d’évangile, mais plutôt d’avoir une idée du temps investi dans une telle campagne, un ordre de grandeur. Les blogueurs comprendront (j’espère) la problématique à laquelle le CM est confronté, et les CMs se retrouveront (ou pas?) dans ces chiffres.

 

Lors de cette enquête nous avons voulu quantifier le potentiel qui se perd dans le processus de sollicitation. Les causes du manque d’efficacité et les possibilités d’interprétation  peuvent être multiples. Prendre contact par Email est le moyen le plus simple mais c’est également très facile à ignorer et supprimer pour le blogueur. Pourtant, ce n’est pas manque de personnaliser la prise de contact écrite, puisque la grande majorité des CMs interrogés nous ont dit qu’ils le faisaient systématiquement. Les facteurs qui s’avèrent être les plus chronophages / pénibles sont la recherche de blogs et le temps passé à communiquer / échanger; cela pour un “taux de conversion” en publications relativement faible. 

 

 

Long Tail Theory, Chris Anderson, 2004.

J’imagine que vous avez entendu parler de la Long Tail Theory (Anderson, 2004). Pour ceux qui ne la connaissent pas: il s’agit à la base d’un concept mathématique que l’auteur a transposé dans le merveilleux monde de l’entreprise. Pour résumer, le concept explique que grâce au web, le succès des commerçants en ligne est lié à la capacité de proposer un panel extrêmement large de produits qui se vendent en très petite quantité car la somme de toutes ces ventes “de niche” est supérieure à la somme des bestsellers. Preuve à l’appui avec amazon ou encore iTunes.

Tout cela pour dire: ce concept de longue traîne est à la source du problème le plus cité par les CMs interrogés: la recherche de blogs pour leur campagne est compliquée. Pourquoi? Justement à cause du nombre incroyable de blogs dans les différentes niches et thématiques… Avoir un accès rapide à cette longue traîne, c’est avoir un avantage concurrentiel.

 

change-the-worldImaginons que nous vivons dans un monde de bisounours. Imaginons que tout le monde veuille s’aimer ou soit prêt à s’écouter. Blogueurs, que voulons-nous vraiment? Collaborer oui, mais à condition d’être rémunéré ou dédommagé (parce que oui, cela témoigne d’une forme de respect pour le travail accompli) et cela avec des annonceurs qui donneront lieu à un billet de blog intéressant pour le lectorat.

Annonceurs et solliciteurs, que voulons-nous? Beaucoup de choses: gagner du temps (le temps c’est de l’argent n’est-ce-pas?) dans la recherche, la sollicitation, la négociation et le déroulement post-publication, tout cela sans manquer de respect au blogueur. Si le potentiel qui est existant n’est pas exploité, c’est peut-être parce que les deux côtés ne font pas forcément preuve d’empathie pour comprendre la problématique d’un chacun.

C’est pour cela que je suis convaincu par le principe de marketplace pour ce processus de sollicitation, car ce potentiel est exploitable et ouvre des portes en faisant tomber quelques barrières supplémentaires. Pour les professionnels qui n’ont pas le temps, il existe plusieurs solutions pour essayer de minimiser les efforts qui s’avèrent souvent inutiles:

  • Passer par une agence qui est spécialisée dans la sollicitation de blogueurs et dont le business model est partiellement ou complètement basé sur l’investissement temporel nécessaire à la mise en place de collaborations.
  • Une plateforme centrale pour la mise en relation, le facteur de confiance étant un aspect important pour les blogueurs sollicités. Il en existe désormais un certain nombre, plus ou moins connues et qui diffèrent quelque peu dans leur prositionnement: IZEA (pionnier des Etats-Unis), rankseller (International), rocketlinks (France), teliad (International, plus orienté netlinking), le prometteur upfluence (Anglais et FR)… 

Ce type de plateforme permet de gagner un temps considérable dans la recherche de blogs, les négociations, règlement des factures… Selon les cas, comme mon enquête m’a permis de quantifier l’investissement temporel dans le processus de sollicitation, ces plateformes permettent d’économiser jusqu’à plusieurs heures de travail.

Sur ces plateformes même, il reste également un certain nombre de choses à améliorer pour optimiser l’utilisation et continuer à rendre la mise en contact plus simple pour les deux parties. Étant donné le panel très large d’annonceurs qui cherchent des blogueurs, il est très difficile de tous les satisfaire avec une seule plateforme. Mais ce type de solution me semble à titre personnel la meilleur pour le moment… Jusqu’à la prochaine bonne idée!

http://www.mycommunitymanager.fr/ode-au-paradoxe-du-cm-pour-les-campagnes-dinfluenceurs/

KRDS sort un outil pour créer des jeux-concours sur les timelines Facebook

L’agence Social Media sort PromoFactory(TM), une solution qui permet de créer rapidement un jeu-concours sur sa timeline. De plus, KRDS a créé une appli pour la nouvelle fragrance Just Cavalli sur le réseau social, et poursuit son expansion à l’étranger en ouvrant un bureau à Bombay.
Facebook a annoncé, au mois d’août dernier, que les annonceurs pouvaient désormais proposer des jeux-concours directement sur leur timeline. KRDS n’a pas perdu de temps. L’agence social media propose PromoFactory(TM), une solution qui permet de créer ces jeux-concours dans le respect des nouvelles règles instaurées par Facebook.

Selon KRDS, cette création prend moins de 3 minutes. L’outil permettra aux community managers de :
– Choisir le type de concours qu’ils souhaitent mettre en place sur Facebook ;
– Trouver la mécanique idéale pour le jeu-concours (Likes, Commentaires, Messages, Posts) ;
– Sélectionner la date de début et de fin du concours ;
– Créer automatiquement le règlement du jeu-concours ;
– Fournir des statistiques par jeu-concours, et au global ;
– Générer un rapport aux formats XLS ou CSV

Parallèlement, KRDS a annoncé l’ouverture d’un bureau à Bombay, la capital de la publicité en Inde. L’agence social media est déjà présente depuis dix-huit mois à New Delhi.  » L’Inde connaît une croissance fulgurante de son nombre d’utilisateurs Facebook. En 2015, elle sera le pays comptant le plus d’utilisateurs au monde sur le réseau social, devant les Etats-Unis.otre développement sur ce territoire, en tant que leaders du Marketing sur Facebook, nous semblait donc indispensable « , explique Thomas Jestin, co-fondateur de KRDS. En Inde, l’agence a déjà réalisé des dispositifs digitaux pour des marques leaders sur le territoire telles que IBM, Sony, Nokia, Amway, Ford, Colgate, Asian Paints, Microsoft ou encore CRY (Children Rights in India).

Enfin, KRDS a remporté l’appel d’offres de Just Cavalli pour la création d’une expérience interactive et multi-supports sur Facebook. A l’occasion de la sortie de la nouvelle fragrance  » For Him « , l’agence social media a créé une appli disponible sur iPhone, iPad et Desktop qui accompagne la campagne publicitaire. L’opération  » Just a bite  » se présente comme un jeu où le participant doit remonter le temps pour retrouver un inconnu rencontré la veille à la soirée privée Just Cavalli à New York. Pour y parvenir, il s’aide des indices disséminés dans le jeu. KRDS a imaginé une expérience immersive : le joueur retrouve une invitation à son nom, il reçoit des textos de ses amis Facebook dans le jeu en même temps que sur son portable, il retrouve également des livres qu’il a indiqués avoir lus…

5 cas très créatifs d’utilisation des médias sociaux

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de recevoir Florence Martinn sur mon blog – Florence m’a proposé un article qui m’a semblé faire du sens pour vous et j’ai donc accepté avec plaisir de le partager avec vous.

Voilà, c’est à elle:

La créativité ; le secret de nos jours dans le monde du web afin que notre marque réussisse à faire sa place.

Certaines entreprises y arrivent très bien, d’autres moins. L’idée principale est de choisir les plateformes qui conviennent bien à l’entreprise et qui permettent de bien représenter l’identité de celle-ci.

Voici quelques initiatives créatives dénichées sur le web :

1. LOWES ET LEUR UTILISATION DE VINE

La chaine de distribution américaine Lowe’s Home Improvement, spécialisée dans le matériel de construction et de jardinage, est une marque parfaite pour démontrer l’utilisation brillante de Vine. Sur la plateforme de partage de vidéos en 6 secondes Vine, l’entreprise donne des trucs DIY (do it yourself) de construction sous le hashtag #lowesfixinsix.

Ces trucs peuvent être aussi saugrenus que le fait de donner une astuce sur comment enlever une vis qui a été trop forcée :

Pour avoir d’autres idées, Shopify a fait un article sur les pratiques originales des entreprises sur Vine.

 

2. SCHOLASTIC SUR PINTEREST

L’éditeur américain Scholastic offre à sa communauté une stratégie hors du commun sur sa page Pinterest. L’entreprise prouve que l’on peut réussir à sortir de l’ordinaire sur cette plateforme et se démarque par les noms des boards sur sa page :

-All Aboard The Magic School Bus (en hommage aux 25 ans d’existence de la populaire série «Le Bus magique»).

– Lines we love (un tableau dédié aux employés qui se photographient en tenant un morceau de papier sur lequel est inscrit un passage d’un livre qu’ils apprécient).

– The Hunger Games (un tableau sur la très populaire série de livres contenant des citations et des images pour les fans).

scholastic pinterest case study

3. LA NOUVELLE SAVEUR LAY’S

LAYS

L’entreprise de chips LAY’S utilise Facebook afin de bien faire la mise en marché des nouveaux produits auxquels elle a pensé.

Le concours sur Facebook LAY’S Do Us a Flavour permet de toucher directement son audience. En 2013, LAY’S a été capable d’attirer l’attention de plus de 740,000 consommateurs. Au final, les 3 saveurs les plus populaires ont été mises sur le marché.

La campagne sociale semble avoir bien fonctionné puisqu’elle est de retour cette année. Cette fois-ci, le concept est différent : un seul des choix proposés pourra être acheté dans les supermarchés!

4. LA VIDÉO INSTAGRAM PAR @NIKERUNNING

Il n’est pas étonnant de constater que @nikerunning est un compte ingénieux sur Instagram. Découlant de Nike, la marque axée sur la course a éblouie son public depuis l’arrivée de la vidéo sur Instagram. Elle utilise savamment les quinze secondes disponibles afin de bien promouvoir ses produits tout en restant dans une esthétique d’image propre à Nike. Disons que la plupart des publications ne déplaisent pas l’œil.

5. LA DIMENSION SOCIALE DE MCDONALD’S


Très puissante sur tous les aspects publicitaires, l’entreprise McDonald’s reste fidèle à elle-même et à son «branding» connu internationalement sur ses différentes plateformes.

La récente campagne sociale de McDonald’s est une initiative très créative lorsqu’on la traite dans un contexte de web social. Le principe reste bien simple et efficace : la compagnie s’est engagée à répondre aux questions de ses clients sur une page appelée «Vos questions» intégrée à leur site web officiel. Tous ces contenus sont partageables sur les réseaux sociaux personnels de chaque individu.

Il est possible de voir les questions de tous les clients et chacune des réponses que McDonald’s leur a données en retour. Une intéressante façon d’élucider les mystères et les rumeurs qui courent depuis plusieurs années sur le géant de la restauration rapide.

http://www.gregorypouy.fr/2013/09/5-cas-tres-creatifs-dutilisation-des-medias-sociaux/

Line, le nouveau réseau social et mobile qui dépassera Facebook

line-croissance

Petit nouveau dans la famille des réseaux sociaux, « Line », d’origine asiatique, connaît une croissance record et vient menacer les plus grands. Sa particularité : un réseau social exclusivement pensé Smartphone.

A mi-chemin entre Skype, Facebook et applications de messagerie instantanée, il s’agit d’un réseau social exclusivement mobile et gratuit. Sa particularité est qu’il lie chaque compte à un numéro de téléphone, ce qui permet à l’application de scanner le répertoire de chaque membre pour qu’il puisse retrouver et inviter ses contacts.

En plus de disposer d’une page de profil, l’utilisateur a la possibilité de passer des appels gratuitement et d’envoyer des messages instantanés via une connexion internet. La plateforme dispose de ses propres « emojis », sortes de smileys d’inspiration très manga. Ils sont l’identité visuelle du réseau et en font clairement son charme.

Line connait une croissance sans précédent au Japon, en Corée et dans le reste de l’Asie. Depuis son lancement en 2011, il a attiré plus de 45 millions de membres la première année dont 20 millions de Japonais. Aujourd’hui Line compte pas moins de 230 millions d’utilisateurs à travers 230 pays, avec un croissance sans précédent, avec 63000 nouveaux membres… par heure !

Avec des revenus s ‘élevant chaque mois à plus de 24 millions d’euros, Line a réussi à monter un business modèle désormais efficace  entre vente d’applications, ventes in-app, partenariat et produits dérivés etc.

Emmanuel Vivier vient de publier une étude sur Line que nous vous invitons à découvrir.

 

 

 http://frenchweb.fr/line-le-nouveau-reseau-social-et-mobile-qui-depassera-facebook/127225?

L’humour, l’arme des médias sociaux

J’ai rarement entendu quelqu’un dire « je n’aime pas l’humour » : c’est une évidence, tout le monde aime rire. Sur les médias sociaux, ce n’est guère différent. Et votre communauté appréciera quelques publications humoristiques, à condition bien sûr d’utiliser un ton correct.

La première utilité d’un média social est de communiquer et partager avec votre communauté. Quoi de mieux que l’humour pour se rapprocher et se connecter avec votre public ? Les agences publicitaires classiques l’ont d’ailleurs compris depuis bien longtemps, car c’est une bonne manière de se souvenir d’une marque et/ou d’un produit.

Nous verrons dans un premier temps pourquoi l’humour peut être intégré dans votre stratégie de communication, comment l’utiliser, comment analyser les risques que cela peut avoir, et enfin comment rebondir en cas de « bad buzz ».

Pourquoi utiliser l’humour dans sa stratégie médias sociaux ?

L’humour est l’un des meilleurs moyens d’obtenir l’attention de votre communauté et donc de se connecter avec ses membres, qui seront plus susceptibles ensuite de partager vos informations sur vos produits et votre marque. Le rire connecte les gens entre eux, tout le monde aime partager une blague. Savez-vous quelles sont les vidéos de marque les plus partagées ? Certainement les vidéos humoristiques, comme par exemple, cette publicité de Pepsi, partagée plus de 25 millions de fois :

Il faut toujours garder à l’esprit que les réseaux sociaux sont un espace conversationnel dans lequel il ne faut pas rester impersonnel et trop formel. Cependant, même si cela paraît facile, il est nécessaire avant tout d’établir une stratégie sur sa communication humoristique, car faire rire ses amis est plus facile que de faire rire ses clients.

Première question à se poser : qui est ma cible et qu’est-ce qui la fait rire ? Il est évidemment plus intéressant de partager quelque chose d’amusant qui est en relation avec son fond de commerce. S’en tenir à cette règle, vous permettra de ne pas offenser votre public et de construire une relation plus durable.

L’utilisation de l’humour peut être plus ou moins facile à utiliser selon la taille de l’entreprise. Les petites sociétés n’ont en général pas à passer par plusieurs canaux pour obtenir un accord sur telle ou telle publication, alors qu’une plus grande entreprise (ou même si vous appartenez à une franchise) demande de suivre les consignes de la direction et de sa stratégie de marque. Je vois mal un Subway communiquer de cette façon sans l’aval du franchiseur (cette publicité est un fake faisant actuellement polémique) :

medias-sociaux-humour

Il faut faire attention à ne pas trop s’emporter : vos messages humoristiques seront sûrement plus partagés et commentés, mais il faut les utiliser avec parcimonie à un rythme aléatoire. Vous ne devez pas oublier votre objectif principal : obtenir des partages sur votre marque. De plus, si ces publications deviennent trop régulières, vous risquez d’ennuyer votre auditoire. Et le risque d’offenser une partie de vos fans à cause de l’utilisation de l’humour augmente.

L’humour peut comporter quelques risques

Et oui, l’humour est un très bon moyen de communication, mais c’est une forme d’esprit subjectif. Il est impératif de rester vigilant avec vos partages, et de tester la plaisanterie avec votre entourage avant de la communiquer officiellement. Cela vous aidera à avoir une idée des retombées futures. N’oubliez pas que vous avez la responsabilité totale de ce que vous écrivez sur internet.

Il est préférable d’éviter les sujets qui peuvent blesser ou diviser : la politique, la religion, l’orientation sexuelle, les questions de genre, la race ou le sexe. Néanmoins, si l’humour fait partie de la culture de votre marque, vous pouvez en parler à condition de rester objectif.

Certaines marques n’ont pas respecté cette règle et ont dû faire face à un « bad buzz » (phénomène de « bouche à oreille » négatif qui se déroule généralement sur Internet). Les exemples les plus célèbres sont :

• L’humour noir de Cuisinella qui a provoqué un pic de mentions négatives important : 

• L’effet humoristique « malgré vous » de Décathlon de Saint Dié, en raison de son lipdub pas forcément très bien réalisé : 

Si cela vous arrive un jour, n’oubliez pas que la meilleure des solutions reste d’assumer son erreur, sans effacer l’information car le mal est déjà fait. N’ignorez surtout pas ce qu’il se passe etadoptez un ton adapté à votre public. (Vous pouvez jouer la carte de l’humour si la situation le permet). Dans le meilleur des cas, vous réussirez peut-être à transformer un bad buzz en buzz positif, et à récupérerer de nouveaux fans. Savoir rebondir après un bad buzz est donc très important.

L’un des meilleurs exemples en France reste le cas La Redoute et sa photo d’enfants avec un homme nu en arrière-plan. Voici comment l’entreprise a répondu : 

.
Ils ont accepté leur erreur et en ont profité pour améliorer leur image de marque en faisant participer leurs clients (et en récompensant leur participation).

Conclusion

L’humour est donc un très bon moyen de communication car il humanise votre marque, facilite les relations au sein de votre communauté, et augmente certainement le nombre de partages de vos publications. L’humour fait tomber les barrières. Vos fans ou followers communiquent ainsi plus facilement avec vous. Mais vous devez être prêt à répondre en cas de bad buzz.

http://www.emarketinglicious.fr/social-media/humour-arme-des-medias-sociaux