la relation marque/blogueur

Sur le Web, l’influence de certains blogueurs français dépasse parfois celle de la presse. A côté des médias et des réseaux sociaux, les blogs représentent donc un enjeu important pour la communication digitale des marques.

L’infographie ci-dessous présente les principales conclusions d’une étude réalisée par l’agence digitale Outils Du Web sur les relations blogueurs en France en 2013.

Menée auprès d’un échantillon de 150 blogueurs, cette étude nous apprend d’abord que les marques sont très intéressées par les blogs, qu’elles sollicitent fréquemment : plus de 50% des blogueurs sont sollicités de 1 à 5 fois par semaine, presque 30% d’entre eux le sont entre 6 et 20 fois par semaine, et plus d’un blogueur sur 10 est approché par les marques plus de 41 fois par semaine.

Des prises de contact qui sont loin d’être vaines, puisque 90% des blogueurs sondés ont déjà écrit un article suite à la requête d’une marque. Principalement motivés par leur intérêt pour le produit ou leur affinité avec la marque, ils sont près de 37% à écrire entre 2 et 4 articles sur 10 à la suite de ces sollicitations.

Toutefois, malgré ces chiffres très prometteurs, l’étude fait aussi ressortir certains manquements de la part des marques : en effet, près de 34% des blogueurs sont insatisfaits de leur approche. Un souci auquel les marques pourraient remédier en ciblant et en personnalisant davantage leurs messages, mais aussi en se montrant moins intrusives, un point soulevé par presque un quart des blogueurs interrogés.

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Crédit photo: Shutterstock, des millions de photos, illustrations, vecteurs et vidéos

80% des internautes inscrits à un réseau social

L’adoption des réseaux sociaux en France ne cesse de progresser. C’est ce que nous apprend le troisième « Baromètre annuel des Réseaux Sociaux de Médiamétrie », publié aujourd’hui. Désormais, plus de 80% des internautes sont inscrits à un réseau social, ce qui représente 32 millions de Français, un chiffre en progression de 2 millions par rapport à l’année dernière. Cette augmentation est plus forte que l’année précédente, où l’on avait compté 1,6 million d’adeptes supplémentaires. Les inscrits sont très assidus (2/3 d’entre eux les fréquentent quotidiennement ou presque) et de plus en plus nombreux à accéder aux réseaux sociaux via leur téléphone mobile.

L’étude nous apprend en outre que l’utilisation de Twitter, Google + et LinkedIn continue d’augmenter : Twitter et Google + ont progressé de 5 points cette année. Quant à LinkedIn, plus d’un internaute français sur 8 y est inscrit.

Les internautes ont une utilisation très segmentée des réseaux sociaux, réservant chaque réseau à une sphère relationnelle particulière : Facebook met en relation plus de 9 inscrits sur 10 avec leurs amis, et plus de 8 sur 10 avec des membres de leur famille. LinkedIn et Viadeo sont réservés aux relations professionnelles. Enfin, Twitter n’est pas identifié comme un réseau personnel, mais plutôt comme un moyen de suivre l’actualité des marques et des personnalités (pour plus de 2/3 des inscrits).

Les marques sont d’ailleurs de plus en plus populaires sur les réseaux sociaux : les utilisateurs suivent une marque de plus qu’il y a un an sur Facebook, Twitter et Google+. Sur Twitter, plus d’un inscrit sur 3 suit plus de 11 marques, contre 1 sur 5 l’année précédente. La mode, les cosmétiques et l’alimentation sont les secteurs les plus suivis. Une popularité qui n’est pas sans impact sur les ventes, puisque près de 20% des followers ou likers d’une marque consommeraient davantage ses produits depuis qu’ils en suivent les actualités, indique l’étude. Les réseaux sociaux sont aussi l’occasion pour les marques de gagner en visibilité, et d’améliorer leur image.

L’étude complète.

le neuromarketing

La publicité est de moins en moins efficace, tout le monde le sait. Elle reste toujours idéale pour la notoriété évidemment, mais les consommateurs ne font plus confiance dans les fausses promesses qu’elle nous amène chaque jour.

Dès lors, on recommande aux marques de rentrer dans la preuve, d’être dans l’utilité sur les usages par exemple.

Beaucoup de marques l’ont mis en pratique avec d’excellents résultats généralement.

La marque BeyondDark (U.K.) a pris cette demande au pied de la lettre et pour prouver qu’ils proposent un bon chocolat et que ce dernier vous donne du bonheur, ils ont simplement fait des tests sur des humains pour voir, sur une échelle du plaisir, combien pouvait leur procurer le chocolat de leur marque.

La vidéo est bien montée, il y a des chats et même des chatons, des chiots, bref tout ce qu’il faut pour rendre la vidéo de cette expérience agréable à regarder.

Evidemment et sans surprise, le chocolat de la marque arrive en bonne position sur cette échelle.

En dehors du fait que c’est une caractéristique propre au chocolat (et pas nécessairement à leur marque en particulier), ce qui est intéressant ici, c’est évidemment l’usage du Neuromarketing.

Ce dernier n’est pas nouveau et pose une vraie question d’éthique et d’ailleurs, il estillégal en France (je connais certaines entreprises françaises qui l’utilisent dans des pays limitrophes du coup).

De toute évidence, le Neuromarketing permet d’aller plus loin dans la compréhension du consommateur, de faire des éléments de communication plus efficaces (sites web, merchandising, publicité…) ou de prouver par A+ B la supériorité de son produit comme ils essaient de le faire ici.

Heureusement, ça n’enlève rien au fait qu’il faut que la base de la marque soit solide, au besoin d’un insight consommateur fort et à une bonne création publicitaire.

Le Neuromarketing fait des progrès et est utilisé de plus en plus par les marques dans le monde entier.

Ne pas l’utiliser relève évidemment à s’handicaper volontairement et l’interdire en France, c’est fermer les yeux sur des pratiques qui ont cours de toute manière.

Malgré tout, j’avoue que cela ne rentre pas vraiment dans mon système de valeurs personnelles.

D’ailleurs, le système de décisions pour des choix qui peuvent paraître simples est parfois en réalité très compliqué et il ne faut pas imaginer que le consommateur n’a pas son libre arbitre à tout moment.

Si on peut considérer le NeuroMarketing comme le prolongement du marketing et de la PNL (Programmation Neuro Linguistique), j’espère ne pas être trop rêveur en affirmant que ce dernier devra être bien balisé pour éviter tout dérapage.

Si vous voulez en savoir plus sur le NeuroMarketing, je vous invite à regarder cette vidéo qui dure 1 heure malgré tout…

20% consultent leur mobile toutes les 10 minutes

Alors que 80% de la population mondiale possède un mobile et que le nombre de smartphones en circulation approche les 1,8 milliard d’unités, l’entreprise ClickSoftware, spécialisée dans les logiciels mobiles, nous livre dans l’infographie ci-dessous sa vision de l’évolution du secteur.

Plus flexibles, les téléphones mobiles seront à l’avenir bardés de capteurs. Eye-tracking, reconnaissance vocale et faciale et capteurs de mouvements devraient ainsi révolutionner notre utilisation des smartphones. La multiplication des projets de vêtements connectés (lunettes, chaussures, montres…) devraient d’ailleurs les rendre encore plus présents dans nos vies, alors que près de 84% des possesseurs de mobiles les utilisent quotidiennement. 20% des mobinautes consultent d’ailleurs leurs téléphones toutes les 10 minutes.

L’infographie met enfin en avant l’explosion de la collecte et l’utilisation des données, avec l’exemple de Waze, application de navigation par satellite israélienne qui vient d’êtrerachetée par Google pour près d’1 milliard d’euros, ou encore du m-commerce. Ce secteur devrait ainsi représenter 28 milliards d’euros cette année contre 17,77 milliards en 2012.

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le social gifting

Le géant du e-commerce a annoncé hier une nouvelle fonctionnalité baptisée Amazon Birthday Gift.

S’appuyant sur l’API de Facebook, cette nouvelle offre s’inscrit dans la tendance du social gifting et s’opère en trois étapes.

Concrètement, les internautes ont désormais la possibilité d’acheter une carte cadeau sur Amazon, puis d’inviter leurs amis Facebook à participer à cette cagnotte en ligne. Le destinataire de cette carte cadeau recevra ensuite un message sur sa Timeline le jour de son anniversaire, l’invitant à utiliser son bon d’achat.

Une série de services s’est lancée sur l’offre de cadeaux basée sur les interactions sociales. Parmi eux : Sincerely, Giftly, Facebook Gifts, DropGifts, Jiffiti ou encore la start-up Wrapp, qui a récemment finalisé un second tour de table de 15 millions de dollars (11 millions d’euros) auprès notamment de American Express, Qualcomm Ventures, et SEB Private Equit. Initialement basée en Suède, la jeune pousse aurait passé la barre du million d’utilisateurs en janvier dernier.

la modération

La modération, « ce n’est pas de la censure » rappelle Jérémie Mani, CEO de Netino, l’un des spécialistes de la modération et de la relation client. Intervenant lors de l’atelier FrenchWeb « La modération, source de valeur ajoutée pour les community managers » qui s’est déroulé le 11 juin, ce dernier a révélé à l’assistance quelques clefs pour améliorer le R.O.I. d’une activité souvent considérée comme indispensable mais fastidieuse et coûteuse.

Car le modérateur, qui doit limiter la diffusion de publications racistes, haineuses ou diffamatoires tout en veillant à ce que chaque opinion puisse s’exprimer, est en première ligne auprès de la communauté. Il doit alors bien souvent suppléer le community manager dans ses différents rôles d’animation d’une communauté, de CRM, de veille… Les possibilités de création de valeur ajoutée sont alors nombreuses.

Voici différents enseignements tirés des situations rencontrées par sa société:

  • La différence entre modération et censure : Bouygues

Citant le cas de Bouygues au moment de la sortie des nouveaux forfaits Free Mobile, Jérémie Mani explique le rôle primordial du modérateur: faire le tri entre les messages d’insultes et les messages critiques envers les offres Bouygues, mais légitimes.

Ceci afin que le community manager puisse apporter à son tour une réponse et débuter un débat constructif.

  • La difficulté de gérer une large communauté : Nutella et KFC

Plus les marques ont de notoriété, plus elles attirent. Si les premiers cercles d’utilisateurs sont souvent des aficionados, Jérémie Mani note l’émergence d’ « antis » à mesure de l’agrandissement de la communauté. Dans les cas polémiques de Nutella (huile de palme) ou KFB  (halal), le modérateur doit faire face à de nombreux groupes organisés qui « floodent » les pages des réseaux sociaux, notamment sur Facebook où la création d’un compte est très simple.

Tout en assurant le tri entre messages diffamatoires et critiques argumentées, le modérateur doit veiller à ce que le débat ne s’envenime pas entre « pro » et « anti ». « Pour un message négatif, il y en a trois en retour » explique le CEO de Netimo. Attention à ce que les personnes souhaitant apporter un message positif ne soient pas découragées face aux flots d’insultes qui gangrènent les pages non modérées, comme c’est le cas chez KFC.

  • La nécessité de faire remonter l’information : SFR et 20minutes

Confronté aux critiques des internautes ou aux avis positifs, le modérateur peut jouer un rôle utile pour les community managers et les communicants en décelant les tendances. Lors du lancement de la campagne de SFR autour de la 4G, de nombreux internautes ont ainsi ironisé sur le fait qu’ils n’étaient pas encore éligibles pour la 3G…

Dans le cas de 20minutes, le modérateur peut même être le premier maillon de la chaîne éditoriale en faisant remonter les commentaires les plus pertinents et les plus lisibles, soit ceux qui possèdent un intérêt journalistique. D’où le parallèle de Jérémie Mani avec l’univers de Tintin: « Il faut écarter les « Capitaine Haddock », toujours grognons, et les « Dupont et Dupond » qui ne font que répéter des banalités. Reste les « Tintin »,  journalistes en herbe qui apportent soit un avis intéressant soit un nouveau témoignage. »

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  • Le rôle d’aiguilleur du modérateur : Orange

Orange dispose de nombreuses plateformes : pages de fans, services clients, services techniques… Le modérateur doit cette fois sortir de son rôle premier et se placer au niveau de la gestion de la relation client en renvoyant les internautes vers le bon interlocuteur.

Ce faisant, il évite d’encombrer une page de fans avec des réclamations diverses et amène du flux aux services concernés.

  • La solution de l’autonomisation: Eurosport

Lors de la retransmission d’événements sportifs, le plus souvent en soirée ou le week-end, les réseaux sociaux ont tendance à s’emballer. Face à la déferlante de messages et aux équipes réduites, la solution peut se trouver dans l’automatisation. En se basant sur la filtration de certains mots-clefs et l’analyse des historiques de modérations des internautes, des outils peuvent remplacer le modérateur et autoriser ou exclure des commentaires.

  • Le rôle d’animateur de la communauté : Femme Actuelle

Hors des heures ouvrables, c’est au modérateur de prendre le relais du community manager. Dans le cas des forums de Femme Actuelle, Jérémie Mani évoque des « guerres de chapelle » entre certaines internautes qui peuvent dégénérer.

Le modérateur, tout en conservant ses fonctions habituelles, doit être capable d’apaiser les tensions, de relancer ou d’amener de nouveaux sujets de discussions et aussi d’encourager et remercier les internautes ayant un apport constructif.

le mobinaute utilise 5,5 appli par mois

Les chiffres de Médiamétrie sur l’audience de l’Internet mobile en France en avril 2013. 

Cette étude nous apprend que les mobinautes sont de plus en plus friands de sites et d’applications : ils sont 80,1% à avoir utilisé au moins une application sur leur mobile au cours du mois, et 92,4% à avoir visité un site via leur mobile. Des chiffres en hausse de 10 et 20% respectivement par rapport à avril 2012. Le mobinaute moyen a utilisé 5,5 applications et visité 31 sites.

Les Français semblent s’être familiarisés avec la navigation mobile, à laquelle ils consacrent plus de temps : 3h50 par mois sur les sites, contre 3h38 en avril 2012. Une évolution qu’on peut aussi imputer à l’élargissement de l’offre. De manière liée, le nombre de pages consultées a lui aussi augmenté : 745 contre 648 un an auparavant (+ 15%). Tous les mobinautes n’ont pas la même assiduité : les hommes de 35 à 49 ans se démarquent par leur navigation plus intensive (ils ont passé en moyenne 5h30 sur les sites mobiles en avril, soit 50 minutes de plus qu’il y a un an).

Le classement des marques les plus consultées par les mobinautes (sites et applications confondus) place Google sur la 1ère marche du podium (17,5M de visiteurs uniques), suivi de Facebook (16M), puis de YouTube (13,1M). Tendance notable : depuis un an, de plus en plus de marques vidéos font leur apparition dans le top 50 des marques mobile.

top20 marques